jeudi 19 octobre 2017

Le secret des orphelins

Auteur : Elly Griffiths
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 317


Présentation de l'éditeur :
Un squelette d'enfant décapité est retrouvé sous la porte d'une vieille bâtisse victorienne à Norwich. S'agit-il d'un sacrifice datant de la période romaine ou de la dépouille d'un petit pensionnaire échappé de l'orphelinat qui occupait les lieux dans les années 1970 ? Experte en datation, l'archéologue Ruth Galloway rejoint l'équipe de l'inspecteur Harry Nelson, partenaire d'investigation – et parfois plus dans l'intimité. Tandis que Ruth remonte la piste du drame et croise le chemin de prêtres retraités, magnats de l'immobilier et druides chevelus, quelqu'un semble décidé à littéralement la faire mourir de peur... 
Retour de l'universitaire la plus attachante du venteux Norfolk, intello nourrie aux chips, célibataire attendant un heureux événement, dans un thriller atmosphérique et mystique 
à déguster impérativement avec une cup of tea !


Mon avis :

Ce roman m'a tenu tout le week-end dernier et fut une lecture commune avec Stéphanie du blog Une souris et des livres.

Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais avec ce suspense mais sans dire qu'il soit exceptionnel, j'ai quand même passé un bon moment avec même si, malheureusement, je n'ai pas spécialement accroché aux personnages.

Il s'agit en fait d'une deuxième enquête dans laquelle Harry Neslon et Ruth Galloway vont encore se retrouver. Pour comprendre un peu les relations entre ces deux personnages, il vous faudra lire "Les disparues du marais" même si ce n'est pas une obligation. Personnellement, je n'ai pas lu le premier ouvrage de l'auteur et je n'en ai pas été gênée outre mesure. Par contre, je me dis que si j'avais lu ce premier roman, peut-être aurais-je mieux appréhendé les personnages que sont Ruth et Harry ?

On démarre assez fort avec un corps d'enfant retrouvé lorsque des fondations pour un immeuble d'appartements de luxe le met au grand jour.

Ni une ni deux, Ruth est appelée à la rescousse pour savoir de quelle époque date ce squelette. Ruth est une archéologue et plus précisément "une spécialiste reconnue dans le domaine des os, de la décomposition et de la mort.  Elle dirige le service d'archéologie médico-légale à l'université du North Norfolk" (p.12)

A ses côtés, on retrouvera l'enquêteur Harry Nelson dont elle a fait connaissance dans l'ouvrage précédent. C'est un homme qui mène ses enquêtes avec poigne et efficacité mais qui dans sa vie personnelle ne m'a pas vraiment intéressée...

Lors de la découverte de ce corps, on fait aussi la connaissance de pas mal de personnages qui vont nous révéler beaucoup de choses sur la mythologie celtique.

Cette thématique est vraiment très intéressante et honnêtement c'est surtout pour cela que j'ai poursuivi ma lecture parce que je voulais savoir ce qui pouvait associer le corps d'une petite fille de 5 ans décapité avec cette mythologie.

Et autant vous dire que c'est macabre, barbare et stressant.

Si du point de vue de l'enquête, le lecteur n'a rien à regretter parce que le suspense est bien présent et que forcément on se pose pas mal de questions, du point de vue des histoires personnelles des personnages auxquelles on aura droit, par contre, je n'ai pas adhéré.

Bien sûr cela permet de mieux cerner les uns et les autres en dehors des enquêtes mais ici, allez savoir pourquoi, le lien qui unit Harry à Ruth ne m'a fait ni chaud ni froid. Que dalle ! Nada ! Niet ! Rien du tout !

Je me suis juste dit que ces deux là se foutaient pas mal de tout le reste et je les ai trouvés très égoïstes chacun à leur manière. Cela ne m'a pas permis de ressentir pour eux une quelconque empathie.

Pour le coup, j'avoue que j'attendais davantage de la partie "enquête" que "vie personnelle".

Pourtant, vu la fin et même si je n'en ferai pas une priorité, je reste quand même curieuse de lire la suite de l'histoire de ces deux protagonistes parce qu'il y a une chose qui se déroule à toute fin et que je trouve totalement dérangeante parce que macabre.

La finalité de l'enquête ne m'a pas plus convaincue que ça et j'avoue que certains évènements sont un peu faciles et arrivent comme un cheveu dans la soupe au point que cela n'est pas totalement crédible. Mais bon, j'ai préféré passer sur ces menues déconvenues.

L'essentiel pour moi a été d'avoir passé un bon moment avec une intrigue qui tient quand même la route parce que je n'ai jamais réussi à trouver le véritable coupable avant qu'on me le dévoile mais surtout avec une mythologie celtique très sombre que je ne connaissais pas.

Si vous êtes assez curieux pour voir ce dont il s'agit, je vous conseille ce roman, même si du point de vue des personnages il n'y a rien d'extraordinaire à découvrir. La fin est très ouverte et il y aura donc une suite qui donne envie de la lire même si je n'en ferai pas une première priorité. Il m'a manqué un je-ne-sais-quoi pour vraiment accrocher aux personnages de Ruth et Harry alors que j'ai adoré le personnage de Michelle qui est la femme de l'enquêteur et amie de Ruth... 

mercredi 18 octobre 2017

Hope ou le secret des Harvey

Auteur : Lesley Pearse
Editions : Charleston (2017)
Nbre de pages : 660


Présentation de l'éditeur :
Somerset, XIXe siècle.
Dans le château de Briargate, Lady Anne Harvey accouche en secret d'une fille, fruit de ses amours adultères avec le trop séduisant Capitaine Pettigrew. Ne pouvant se résoudre à ce que l'enfant soit condamnée à la misère et désireuse de sauver l'honneur de sa maîtresse, la servante, Nell Renton, la confie à sa mère. Celle qu'ils ont baptisée Hope grandit ainsi dans une famille aimante, au milieu de dix frères et soeurs, dans l'ignorance du secret de ses origines. 
Mais à la mort des parents Renton, Nell choisit de la faire entrer au service de la famille Harvey. C'en est fini de l'enfance, et Hope va être rapidement confrontée à la violence d'Albert, le jardinier, nouveau mari de Nell. Malheureusement, la vie lui réserve encore bien des surprises… 
Dans l'Angleterre victorienne du XIXe siècle, un roman bouleversant sur le destin chaotique d'une jeune femme qui, toute sa vie, puisera au fond de son coeur l'espoir de trouver un jour le bonheur qu'elle mérite tant.


Mon avis :

Voilà la lecture commune de la semaine dernière avec Amandine de la chaîne Amandine love reading que nous avons dévorée toutes les deux en à peine 3 jours. Oui oui à peine 3 jours pour venir à bout de ce joli pavé de plus de 650 pages !!

Il faut dire aussi que la vie de Hope ne va pas être facile et cela va commencer dès sa naissance.

Je ne referai pas de topo vu que le résumé de l'éditeur en dit largement pour vous mettre un peu dans le contexte de ce que sera la vie de Hope.

On va la suivre de 1832 à 1854, soit pendant 22 ans et croyez moi qu'elle va vivre des situations bien compliquées...

Cela sera difficile de vous parler de ce roman sans trop en dévoiler parce que parler de Hope c'est parler de sa vie et donc expliquer ce qui va lui arriver pendant plus de vingt ans.

Or, mon but est vraiment de vous pousser à découvrir ce magnifique roman historique sur la vie de cette petite fille que l'on déclare morte à sa mère adultère pour éviter le scandale.

Pourtant, elle sera élevée dans une famille aimante mais loin des conditions de vie auxquelles elle aurait droit.

Pour autant, Hope va rester une personne fraîche, sensible mais aussi au caractère très affirmé. Cela lui causera bien des désagréments mais c'est aussi ce qui la sortira de l'embarras bon nombre de fois.

Certains passages sont un peu convenus et malgré les problèmes que Hope va rencontrer, je me suis aussi souvent fait la remarque qu'elle avait une bonne dose de chance dans son malheur.

Elle fera des rencontres plus ou moins joyeuses; elle vivra aussi les terribles maladies qui ont traversé le temps dans l'Angleterre de l'époque et notamment le choléra et le typhus.

On suivra aussi la vie de sa soeur, Nell, que j'ai beaucoup aimée ainsi que son mari Albert que j'ai détesté au possible.

Ce roman est très bien écrit avec une fluidité dans l'écriture et des chapitres qui donnent tellement envie de les enchaîner que l'on ne peut que dévorer ce roman.

Même s'il y a quelques moments attendus, d'autres sont tout à fait étonnants.

Lesley Pearse a su faire de ce roman une magnifique lecture à laquelle on s'accroche jusqu'au bout et même si la fin ne m'a pas apporté tout à fait ce que j'attendais (notamment du côté de Nell), le reste est tel que l'on peut se l'imaginer.

Pourtant, Hope va devoir passer par des moments d'angoisse qui se transmettent au lecteur et d'autres passages tellement magnifiques que l'on peut qu'avoir le sourire aux lèvres.

En bref, si vous voulez un roman historique avec des personnages auxquels on s'attache très rapidement, une histoire magnifiquement contée dans un contexte historique bien chargé, n'hésitez pas à vous plonger dans Hope ou le secret des Harvey. Il saura vous charmer voire même vous envoûter au point de ne plus le lâcher.


lundi 16 octobre 2017

Les 5 lettres du mot coeur

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 303

Lu en épreuves non corrigées


Présentation de l'éditeur :
Carrie, Omisha, Eden, Uma et Ryan sont inséparables comme les cinq doigts de la main, ou comme les cinq lettres du mot " cœur " que forment les initiales de leur prénom.
Mais, après une violente dispute, leur groupe est brisé. Même Eden et Ryan, qui étaient amoureux en secret, ne se parlent plus. Est-il vraiment trop tard, deux ans après, pour recoller les morceaux de l'amour et de l'amitié ?


Mon avis :

Ah qu'il me faisait envie ce dernier Cathy Cassidy que j'ai mangé en une journée tellement j'étais prise dans l'histoire.

Et puis, soyons honnête : j'adore cette auteure et je ne peux pas m'empêcher de lire chaque roman qu'elle édite.

Ici, j'ai fait la connaissance d'un groupe de 5 jeunes dont les initiales du prénom forme le mot "coeur" : Carrie, Omisha, Eden, Uma et Ryan.

Un garçon et quatre filles. Un groupe hétérogène qui s'entend magnifiquement bien.

Et pourtant, un jour, c'est la dispute de trop entre Eden et Carrie et le groupe explose.

Et puis on les retrouve deux ans plus tard. Ils sont au collège mais ne se parlent plus depuis cette fameuse dispute.

On va les suivre chacun dans leur coin, avec la colère qu'ils gardent en eux; la déception de ne plus se retrouver ensemble dès que c'est possible et puis petit à petit on les voit se retrouver... discuter... difficilement.

Et puis un jour Carrie revient vers Eden et là tout se met à changer...

J'ai beaucoup aimé cette lecture comme je vous l'ai dit au début de ma chronique.

Les difficultés qu'ont ces adolescents pour passer au-dessus de cette dispute pour se retrouver amènent le lecteur à chercher ce quelque chose que l'auteur ne dit pas. Qu'elle sous-entend peut-être mais dont on n'est pas sûr à 100%.

Et le lecteur continue de suivre ces gamins, de s'interroger sur le pourquoi de ce retour de Carrie deux ans plus tard. A-t-elle de bonnes intentions ? Pourquoi agit-elle ainsi ?

J'avoue que j'étais sur mes gardes avec ce personnage et à un moment donné je me suis dit "Et si..." mais je ne vais pas vous dire ma pensée complète sinon vous n'auriez plus l'intérêt de le lire... Et ce serait dommage.

Cathy Cassidy a encore fait un magnifique roman sur une problématique réelle qui concerne nos ados mais qui est plus profonde que celle à laquelle on s'attend au départ.

Je n'ai pas été surprise par la fin parce que je m'y attendais mais c'est toujours aussi bluffant de se plonger dans les romans de cette auteure qui vous emportent dans des romans pour les jeunes et que l'on apprécie malgré un style simple.

En bref, Les 5 lettres du mot coeur m'a encore conquise et que vous dire à part vous proposez de le lire à votre tour. Au-delà de l'apparence de ce groupe complètement détruit par une dispute que l'on pourrait qualifier de stupide, il y a un mal plus profond qui les ronge et qui fait qu'ils ont du mal à se parler. On découvre ça petit à petit tout en s'attachant à chacun d'eux indéniablement.

La dernière expérience

Auteur : Annelie Wendeberg
Editions : Presses de la Cité (2017)
Nbre de pages : 297


Présentation de l'éditeur :
Après une première enquête menée avec Sherlock Holmes (voir Le Diable de la Tamise), Anna Kronberg s'est retirée dans son cottage du Sussex. La jeune femme médecin pensait qu'elle et son célèbre coéquipier étaient parvenus à annihiler une organisation secrète qui expérimentait des bactéries pour en faire des armes de guerre. Mais le professeur Moriarty, véritable dirigeant de l'organisation, a survécu. Et il a décidé d'utiliser Anna pour entamer des recherches sur la peste... 
Pour arriver à ses fins, Moriarty kidnappe Anna ainsi que son père. Si la jeune femme veut revoir ce dernier en vie, elle devra obéir. Vivant désormais sous haute surveillance entre la demeure luxueuse de son geôlier à Londres et un entrepôt où elle réalise ses expériences, Anna tente de trouver un moyen pour prendre contact avec Holmes. Alors qu'elle fomente le meurtre de Moriarty, une relation ambiguë s'instaure avec cet homme violent, manipulateur et effrayant.


Mon avis :

Après avoir dévoré le premier tome, Le diable de la Tamise, au mois de juin (déjà !!! 😮), j'ai voulu absolument retrouver Anna et Sherlock dans cette nouvelle histoire.

Je n'avais pas relu le résumé pour y entrer pleinement sans savoir dans quoi je m'embarquais. Et j'ai terriblement bien fait parce que j'ai vécu encore des moments très forts avec Anna qui va être amenée, cette fois-ci, à expérimenter des bactéries pour en faire une arme de guerre.

Oui, dans cet opus, Annelie Wenderberg a décidé de nous plonger dans la guerre bactériologique et on va en apprendre beaucoup de ce côté là avec Anna...

Tout comme dans le premier tome, on va être avec Anna la plupart du temps, Sherlock ne faisant que de brèves apparitions par-ci, par-là. Mais ces menus passages auront malgré tout leur importance...

C'est véritablement Anna qui est au centre de l'attention de l'auteur et de son geôlier.

J'ai eu une empathie énorme pour cette jeune femme qui ne se cache plus pour exercer son métier de bactériologiste. Les femmes peuvent désormais étudier la médecine, même si la reconnaissance par leurs pairs masculins n'est pas encore gagnée...

On voit s'ouvrir à nous une nouvelle Anna parce que bien qu'elle veuille refuser ce qu'on lui demande, la vie de son père se retrouve en danger encore une fois.

Anna va être guidée par l'envie de sauver son père tout en biaisant avec le Mal.

De ce côté là, je ne pourrais pas vous dire grand'chose pour ne pas vous spolier le tome 1 puisque le personnage qui enlève Anna pour son petit compte personnel est en relation directe avec ce qu'il s'est passé dans Le diable de la Tamise. Cela dit c'est une personne qui m'a laissée très perplexe et interrogative à son égard. Je sais que je la retrouverai dans le prochain tome (en tout cas j'en suis quasiment certaine) et je verrai si mes déductions seront avérées ou pas...

C'est un ouvrage que j'aurais pu lire d'une traite mais je passais tellement un excellent moment avec Anna que je ne voulais pas le finir trop vite non plus.

Elle va vivre des moments très difficiles pendant lesquels elle va se poser beaucoup de questions et dans lesquels on va la voir changer...

J'avoue que je ne pensais pas du tout qu'elle allait réagir comme elle l'a fait et il est clair que cela laissera des marques indélébiles par la suite.

C'est encore un excellent opus que nous offre là Annelie Wendeberg avec une intrigue qui tient largement la route, des personnages charismatiques qui n'hésitent pas à se mettre en danger pour contrer ceux qui tentent de ruiner l'humanité, le tout écrit avec un style fluide et extrêmement accrocheur.

Le côté historique n'est pas à mettre de côté puisque grâce à Anna nous allons en apprendre beaucoup sur les bactéries et les différentes guerres de ce type qui ont traversées l'Histoire.

En bref, La dernière expérience a été une lecture que j'ai dévoré en 2 jours tant j'étais prise dans l'engrenage et que je voulais garder le plus longtemps possible parce que j'étais tellement bien avec Anna.

Si vous ne connaissez pas encore cette série, je vous la conseille fortement en commençant bien sûr par le premier tome, Le diable de la Tamise, qui est d'ailleurs paru en format poche aux Editions 10/18 cette année. Vous n'avez plus de raison de ne pas vous y jeter dessus surtout si vous aimez, comme moi, les policiers historiques.

dimanche 15 octobre 2017

Les anges sans visage

Auteur : Tony Parsons
Editions : La Martinière (2016)
Nbre de pages : 347


Présentation de l'éditeur :
Une famille est retrouvée assassinée dans sa luxueuse demeure, après les fêtes du Jour de l'an. Le plus jeune fils a disparu. 
Quel est le véritable motif du crime ? Pour quelles raisons le meurtrier a-t-il utilisé un pistolet qui sert d'habitude à tuer le bétail dans les abattoirs ?
Trente ans plus tôt, un homme a éliminé un père et ses trois fils de la même façon. Mais "l'Exécuteur" est aujourd'hui un homme malade, mourant, qui vit dans une caravane. Difficile de penser qu'il peut être lié, de près ou de loin, à une famille aussi riche et puissante...
L'enquêteur Max Wolfe va se retrouver tiraillé entre la nécessaire tendresse dont il entoure sa fille, qu'il élève seul, et sa rage de policier endurci, qui n'a de cesse de rendre justice.


Mon avis :

Après avoir découvert Max Wolfe dans le premier volet des enquêtes de ce flic auquel je me suis très vite attachée, Des garçons bien élevés, il me tardait de le retrouver avec ce second opus.

Autant vous dire dès le début que, comme dans le premier tome, l'auteur va vous mettre dans une angoisse incroyable dès le prologue. On vit un moment ultra stressant dans lequel toute une famille va être décimée de façon horrible alors même que l'on se trouve dans les dernières minutes précédant le fameux "Bonne année !"

Quoi de plus angoissant que de s'imaginer une famille atrocement assassinée avec une méthode peu commune puisque l'assassin a utilisé un pistolet d'abattage juste avant de passer à une nouvelle année.

On est donc servi dès le départ; le ton est donné et à aucun moment il n'y aura de répit pour le lecteur.

J'ai dévoré cette lecture en à peine 2 jours.

Moi qui ces derniers temps avais un réel problème avec les ouvrages que je lisais, les trouvant fades, peu prenant et me faisant piquer du nez pour certains, autant vous dire qu'avec ce Parsons, je n'ai pas vu le temps passé et que mes nerfs ont été mis à rude épreuve.

Parce que connaissant un peu Max Wolfe, je me doutais bien que ce flic que j'adore de plus en plus n'allait pas rester en retrait pour mener à bien cette nouvelle affaire de meurtres barbares.

Il va se mettre dans des situations encore plus périlleuses que dans le premier volet et j'avoue que j'ai eu peur autant pour lui que pour sa petite fille de 5 ans.

J'ai encore une fois fondu pour cette gamine qui me touche tellement et à laquelle je m'attache un peu plus à chaque ouvrage. Elle est tellement mature pour son âge et en même temps elle reste une petite fille qui n'a comme seul être dans son monde que son papa. On se stresse rapidement dès que Max file au boulot... parce qu'il reste quand même une tête brûlée même s'il n'oublie pas sa fille qui est tout pour lui.

L'auteur n'épargnera ni son personnage principal ni ses lecteurs.

Tout le monde va en prendre plein la vue, plein la tête...

Par moment, on est en apnée tellement la tension monte crescendo et j'avoue que je me demandais si j'allais sortir vivante de cette lecture. Les nerfs sont mis à rude épreuve.

C'est toujours aussi bien écrit et les chapitres sont assez courts et offrent toujours des problématiques supplémentaires qui poussent le lecteur à vouloir les enchaîner coûte que coûte.

Encore une fois, j'ai été bluffée par ce roman de Tony Parsons que j'ai regretté de quitter trop vite à mon goût. Mais heureusement pour moi, le tome 3 est déjà dans ma PAL et je compte bien me le faire le plus vite possible.

Quoi qu'il en soit, s'agissant des Anges sans visage, je ne peux que vous le conseiller après avoir bien sûr lu le premier opus pour ne rien rater de la vie personnelle de Max Wolfe.

mercredi 11 octobre 2017

Les puissants : Esclaves (T1)

Auteur : Vic James
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 427


Présentation de l'éditeur :
Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de partir tous ensemble accomplir leurs jours d'esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité de terribles dangers, car chez les Égaux, les luttes de pouvoir sont sans pitié. Et lorsqu'elle tombe amoureuse d'un de ses maîtres, c'est sa vie même qui est en péril...Luke, quant à lui, a été exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s'épuise à la tâche. Cependant, d'autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu'il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.


Mon avis :

Voilà un titre qu'il me tardait de découvrir. Le résumé me plaisait bien et cela faisait un petit moment que je n'avais pas lu de dystopie jeunesse. C'était vraiment l'occasion de m'y mettre.

Malheureusement, j'ai très vite déchanté parce que je n'ai jamais réussi à entrer dans l'univers proposé, ni à m'attacher aux personnages et l'intrigue était très longue à mettre en place.

Du coup, l'ensemble m'a semblé indigeste, incompréhensible par moment lorsque l'auteur explique comment cela se déroule depuis des siècles dans ce monde alternatif. Je fronçais les sourcils pour tenter de m'imaginer ce qui avait pu arriver dans ce monde pour en arriver là, pour comprendre les Puissants dotés de dons dont on met un certain temps avant de savoir ce dont ils sont capables.

Le tout laisse un sentiment de longueur indéniable que je n'ai jamais réussi à dépasser pour me laisser vraiment emporter par cette narration.

On suit les personnages en alternance pour permettre une vue d'ensemble mais cela n'a pas suffi à m'accrocher suffisamment à ce roman et même si je suis allée au bout de ma lecture, espérant que l'action allait enfin arriver, en le fermant je me suis bien jurée que je ne lirai pas la suite.

Rien ne m'a convaincue ici et j'en sors hyper déçue.

Devoir attendre 250 pages pour voir un peu les choses bouger du côté de Millmoor, c'est plus que long même si je peux comprendre que le tome 1 est un ouvrage qui met tout en place.

L'action arrive seulement dans les 50 dernières pages mais ne sont pas suffisantes pour me redonner le goût d'une lecture que j'ai trouvé finalement insipide de bout en bout.

Les personnages sont tellement prévisibles dans leurs agissements que je n'ai eu aucune surprise. Je les ai trouvés, tous autant qu'ils sont, creux et peu convaincants.

Ce roman a été publicité sur Wattpad et franchement je n'ai pas compris pourquoi.

Même s'il y a de très bonnes idées et de quoi faire un roman accrocheur, j'ai trouvé que l'auteur en rajoutait parfois trop au point de me perdre.

Ce qui me rassure c'est que ma copine de lecture, Amandine, avec qui j'ai lu ce roman, n'a pas été convaincue non plus et elle a bien failli l'abandonner. Son avis est en vidéo ici.


vendredi 6 octobre 2017

Mon amie Adèle

Auteur : Sarah Pinborough
Editions : Préludes (2017)
Nbre de pages : 443


Présentation de l'éditeur :

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise...

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?
#findeDINGUE


Mon avis :

Après le petit fiasco dû à mes trois dernières lectures qui ne m'ont pas emportée ni convaincue réellement, je me suis dit qu'il fallait que je parte sur un nouveau thriller dont les premiers avis étaient dithyrambiques. J'étais excitée de le découvrir enfin à mon tour et en même temps j'avais cette angoissante sous-jacente parce que je me demandais si j'allais accrocher à mon tour.

Et vous savez quoi ?

Ce fût une sacrée bonne, excellente, bluffante découverte que je vous invite d'ores et déjà à faire à votre tour !!!

Rien ne m'avait préparée à cette #findedingue et franchement, si d'habitude je ne suis pas d'accord avec les éditeurs d'en faire des tonnes pour l'une de leur parution, ici c'est amplement justifié.

L'ouvrage est fait par des chapitres alternés entre la narration d'Adèle et celle de Louise. Il y aura aussi des chapitres consacrés à l'"Avant" et à l'"Après". Le tout offre un ensemble magistral pour le lecteur qui n'en perd pas une miette sur toute l'histoire qui nous est contée avec maestria par une auteure que je n'avais encore jamais lu.

Pourtant, Sarah Pinborough est fort connue avec sa fameuse trilogie "Poison" mais, jusque là, je n'avais pas eu l'envie de la lire, même si sa trilogie est dans ma liseuse depuis un bon bout de temps.

La découvrir avec un thriller a été un excellent choix que je ne regrette absolument pas.

Sa plume est fluide et entraînante; les chapitres sont plutôt courts et donnent une excellente dynamique au récit, surtout que lorsque l'on finit par connaître les trois personnages principaux, on n'est pas encore au bout de nos surprises.

Plus on avance et plus on se pose de questions. Sur Adèle, bien sûr parce qu'après tout le titre la désigne directement. On se demande alors ce qu'elle a pu faire ou alors ce qui a bien pu lui arriver d'horrible. Mais on s'interroge aussi sur Louise, cette mère célibataire qui va se retrouver seule pendant près d'un mois pendant que son fils va partir en vacances avec son père. Que va-t-il se passer pour elle alors qu'elle a un véritable béguin pour David, le mari d'Adèle !

Quant à lui, posé entre deux femmes très différentes, on a plutôt du mal à véritablement le cerner. On sent qu'il cache quelque chose en lui, que le couple n'est peut-être pas si nickel que ça mais les pièces du puzzle ne nous sont données qu'avec parcimonie pour mieux faire monter la tension tout au long de l'ouvrage.

Et lorsque arrive enfin la fin, cette fameuse #findedingue, on est clouée sur place, se demandant ce qu'il se passe parce que si j'avais réellement vu venir la première partie de cette fin, la seconde m'a totalement fait halluciner.

Alors, si comme moi, vous avez eu des lectures plutôt moyennes ces derniers temps, que vous commencez à sérieusement désespérer de trouver un titre qui vous accroche du début à la fin, vous emporte réellement avec des personnages auxquels on s'attache mais sur lesquels on ne peut pas faire totalement confiance, jetez-vous de suite sur "Mon amie Adèle" que j'ai dévoré en 2 jours.

Moi qui ait un rythme très lent depuis maintenant trop longtemps, je me suis vue avoir l'envie d'avoir ce roman entre les mains à chaque fois que j'en avais l'occasion. Moi qui pleurait intérieurement parce que je me disais que je devais faire une panne de lecture, je me suis vue soulagée grâce à ce roman.

En bref, Mon amie Adèle m'a remis dans un meilleur mood, me confirmant que ce n'était pas moi qui avait un problème avec les livres précédents mais qu'ils n'étaient tout simplement pas les bons au moment où je les avais lus. Le dernier roman de Sarah Pinborough est une bombe à retardement qui n'attend que vous le lisiez pour vous exploser en pleine figure ! Il est exquis. Grandiose.

mercredi 4 octobre 2017

Chacune de ses peurs

Auteur : Peter Swanson
Editions : Calmann Levy Noir (2017)
Nbre de pages : 374


Présentation de l'éditeur :
Lorsque Corbin propose à Kate d’échanger leurs appartements respectifs de Boston et de Londres, Kate, récemment victime d’un ex à la jalousie pathologique, pense que cela l’aidera à remonter la pente et accepte avec joie la proposition de son cousin américain.Malheureusement, à peine arrivée, elle apprend qu’une Voisine, Audrey Marshall, a été assassinée. Troublée, elle se pose aussitôt des questions sur Corbin, d’autant qu’elle s’aperçoit rapidement que ce cousin, locataire fort sympathique au demeurant, se montre très énigmatique sur sa relation avec Audrey… Alors quand l’ex-petit ami de la victime l’accuse clairement à son tour, et que le mystérieux Corbin disparaît brusquement…


Mon avis :

J'attendais énormément de cette lecture que j'ai faite en lecture commune avec Amandine (son avis sera sur sa chaîne à partir de mardi) et je dois bien préciser que si le début a été entraînant et plaisant, petit à petit j'ai trouvé l'ensemble long au point que j'ai totalement décroché avant la fin.

On va suivre Kate, une jeune femme qui a eu des soucis personnels sans que l'on sache exactement ce que c'est au départ et qui, pour se changer les idées, décide d'accepter la proposition de son cousin d'échanger leurs appartements respectifs. Lui habite à Boston dans un luxueux appartement et elle à Londres. L'idée était bien sympa mais malheureusement pour Kate au moment où elle accède à l'appartement de Corbin, une jeune femme est retrouvée "assassinée". Et là, Kate s'imagine des tas de choses...

Franchement, le début était très prometteur avec une Kate qui se fait toute une histoire de chaque chose qui peut arriver ou qui se produit. C'est le genre de nana qui a des problèmes d'angoisse qu'elle traite mais dès qu'on lui parle de quelque chose, elle ne voit que le pire.

Si au début, on se dit qu'effectivement Kate a raison d'en faire tout un plat, qu'après tout on n'est pas à l'abri de certains évènements, au fur et à mesure que j'avançais je me disais aussi qu'elle exagérait quand même. Le problème de sa dépression est certes liée à cette imagination débordante et puis elle a vécu un évènement très perturbant peu de temps avant mais cela ne m'a pas suffi à comprendre son comportement excessif.

Le fait que la voisine directe de Corbin soit morte et que lui ait "fui" d'une certaine manière pousse forcément le lecteur à se dire qu'il y a anguille sous roche. Surtout que lorsque Kate essaie d'en savoir plus il est très évasif sur ses rapports avec cette femme.

L'auteur met vraiment tout en oeuvre pour que nous pensions que le lecteur se focalise sur lui et les moments de tension que l'on retrouve ne sont pas mal du tout.

Malheureusement, passé la moitié du bouquin, j'ai fini par décroché parce que Kate se pose beaucoup de questions et s'imagine trop de choses et l'ensemble des personnages qu'elle va rencontrer à Boston sont tout aussi étranges qu'elle.

Du coup, cela fait un ensemble assez bizarre et on se demande si on ne va pas devenir nous non plus un peu barré. On croise aussi les doigts pour ne pas perdre nos repères et garder la tête froide devant des situations que l'on a du mal à concevoir et accepter.

Le livre est divisé en deux parties dont la première couvre la majorité de l'histoire. La seconde sera concentrée sur un seul personnage mais permettra au lecteur de "revivre" l'histoire à travers ses yeux.

J'avoue que je n'ai jamais eu de roman de ce style et je n'apprécie pas forcément de revivre des scènes que j'ai déjà lues même si c'est à travers un nouveau personnage. Si cela apporte forcément beaucoup de choses et notamment des éclaircissements sur ce qui se déroule dans la vie des uns et des autres dans la première partie, j'ai eu aussi l'impression de perdre un peu mon temps. L'auteur aurait terminé son livre différemment que cela m'aurait davantage plu.

Du coup, je sors assez déçue de cette lecture qu'il me tardait de terminer. Mais en même temps je ne regrette pas de l'avoir découvert vu que je ne connaissais pas du tout Peter Swanson. Si je n'ai pas totalement accroché à cette intrigue, j'ai par contre trouvé son écriture très fluide et facile à suivre. Seuls ses personnages ici m'ont petit à petit déplu et c'est vraiment dommage parce que la motivation de l'assassin fait véritablement froid dans le dos.

A vous de voir si vous voulez le tenter même si, pour ma part, je recommande toujours de se faire son propre avis surtout lorsque je reste très mitigé dans mon avis sur un roman. J'estime que chaque livre doit être découvert parce que nous avons chacun nos envies du moment et qu'il ne faudrait pas passer à côté d'un roman qui aurait pu vous plaire mais qui ne l'a pas fait avec moi.

lundi 2 octobre 2017

Un été près du lac

Auteur : Heather Young
Editions : Belfond (2017)
Collection : Le cercle
Nbre de pages : 379


Présentation de l'éditeur :

1935. Comme tous les ans, Lucy, Lilith et leur petite sœur Emily viennent passer l'été en famille dans leur chalet, sur les bords d'un lac du Minnesota. Mais un matin, Emily est introuvable. Qu'est-il arrivé à l'enfant de six ans ? Nul ne semble le savoir. Et alors que, fou de douleur, leur père se suicidera, Lucy, Lilith et leur mère resteront toute leur vie dans ce chalet, à attendre l'improbable retour de la petite préférée. 

1999. Lucy vient de mourir, léguant le chalet et tous ses biens à sa petite nièce Justine. Un héritage qui arrive juste à temps pour la jeune femme qui doit fuir San Diego et une histoire d'amour abusive, pour mettre à l'abri ses deux filles. Mais le vieux chalet n'a rien d'une chaleureuse villégiature. La maison est isolée, bientôt prisonnière de la neige qui recouvre le Minnesota ; son seul voisin est un vieil homme bourru, probablement fou. Et alors que la jeune femme tente de transformer la lugubre bâtisse en foyer pour elle et ses filles, son aînée développe soudain une étrange obsession pour Emily, leur aïeule disparue. 
Car la maison n'a pas dévoilé tous ses secrets. Là, dans les affaires laissées par Lucy, se cache un journal. Les Mémoires d'une petite fille naïve qui a laissé se dérouler un drame si terrible que, soixante ans plus tard, sa famille en porte encore la trace...


Mon avis :

Ce roman avait tout pour me plaire avec cette fameuse thématique du secret de famille que j'aime tout particulièrement. L'histoire est racontée par deux personnages féminins (Justine et Lucy) ce qui permet d'avoir un plan très large de ce qu'il se passe dans la période contemporaine toute en avançant dans le passé pour connaître ce fameux secret.

Si j'ai apprécié de suivre les vies de l'une et de l'autre, j'avoue aussi que j'ai trouvé l'ensemble un peu long et un secret que je n'ai pas trouvé si exceptionnel vu qu'à un moment donné je me suis demandée si, justement, ça ne se serait passé de cette façon là.

Chaque narration va plonger le lecteur dans la vie de Justine qui est une maman qui prend la décision de tout quitter pour partir vivre dans un bled paumé avec ses filles parce que la relation qu'elle a avec l'homme qui vit avec elle depuis un peu plus d'un an ne lui convient plus. Elle a des doutes sur cet homme et préfère fuir plutôt que régler ce qui ne va pas.

Dans la narration qui sera faite par Lucy à travers un journal qui sera découvert dans la période contemporaine, on va suivre la famille Evans et l'on apprendra que la petite Emily, alors âgée de six ans à l'époque, a disparu sans laisser aucune trace.

Forcément, on comprend que le fameux secret va concerner cette disparition et j'étais vraiment curieuse de savoir ce qui s'était passé et connaître le pourquoi mais au fur et à mesure que j'avança dans ma lecture, j'ai aussi été choquée par la façon dont les filles de la famille Evans réagissaient les unes avec les autres et surtout vis-à-vis d'Emily, la petite dernière.

Du coup, lorsque j'arrivais aux chapitres les concernant, j'étais à la fois curieuse d'avancer pour avoir le fin mot de l'histoire mais je ressentais aussi un malaise par rapport à leur comportement. Cette jalousie malsaine que l'on sent autour d'elles et ces non-dits compte tenu de l'époque.

Concernant la période de Justine, je n'ai pas forcément adhéré à cette femme qui fuit et qui a du mal à dire ce qu'elle pense et à agir comme elle devrait.

Si l'ensemble n'est pas mauvais et si l'écriture est agréable, je dois bien avouer que ce sont les longueurs pour arriver finalement aux révélations qui m'ont un peu exaspérée et fait que j'ai mis près d'une semaine pour en venir à bout. J'avais du mal à le reprendre lorsque je le posais et même si les chapitres sont assez courts, et l'alternance des périodes permettant un point de vue global, je ne peux pas dire que j'ai été conquise par cette lecture.

J'en suis sortie assez déçue parce que j'en attendais quelque chose de plus prenant, même si, je dois bien l'avouer aussi, ce qui est arrivé à Emily est poignant.

De toute manière et même si elle n'apparaît que très peu par rapport à ses deux autres soeurs, c'est sur Emily que j'ai craqué. Elle est adorable et vu comment cela se passait pour elle j'avais envie de la prendre avec moi, d'aller me promener, jouer avec elle pour qu'elle ne se sente pas exclue de la fratrie.

Mais (parce qu'il y en a un) le comportement de Lilith par rapport à ses soeurs a une explication que l'on nous donne à la fin. Et malgré cette explication, je me suis dit qu'au contraire Lilith aurait pu réagir différemment, même si c'était pour les "protéger" comme elle le dit.

En bref, Un été près du lac n'a pas été la lecture à laquelle je m'attendais et j'en suis sortie plutôt déçue que conquise. Je suis dans une période plutôt délicate avec mes lectures en ce moment et je pensais que cette histoire m'emporterait du début à la fin. Or, ce ne fût pas tout à fait le cas. L'écriture n'est pas désagréable mais il y a un peu trop de longueurs pour arriver aux révélations et des attitudes qui ne m'ont pas plu. Malgré tout, je reste persuadée que ce roman trouvera ses lecteurs.

mercredi 27 septembre 2017

Inavouable

Auteur : Zygmunt Miloszewski
Editions : Fleuve Noir (2017)
Nbre de pages : 592


Présentation de l'éditeur :
Zakopane, chaîne des Tatras, 26 décembre 1944.
Un résistant serre contre lui un étui métallique. À ses oreilles résonnent encore les dernières instructions de l'officier nazi qui lui a confié " le plus grand secret de cette guerre "... Alors qu'il est pris dans une tempête de neige, sa formation d'alpiniste pourrait se révéler cruciale. Non loin de là, dans une auberge, un homme contemple par l'une des fenêtres la même bourrasque déchaînée. Après une ultime hésitation, il croque sa capsule de cyanure. 

Une matinée d'automne, de nos jours, à Varsovie.
Chef du département de recouvrement de biens culturels rattaché au ministère des Affaires étrangères, le docteur Zofia Lorentz est convoquée par le Premier ministre : le Portrait de jeune homme du peintre Raphaël, tableau le plus précieux jamais perdu et recherché depuis la Seconde Guerre mondiale, vient d'être localisé. Accompagnée d'un marchand d'art cynique, d'un officier des services secrets à la retraite et d'une voleuse légendaire, Zofia s'envole pour New York, étape d'une quête contrariée qui pourrait inverser la lecture de l'Histoire et la politique internationale moderne...


Mon avis :

Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais lorsque j'ai voulu lire ce roman mais certainement pas à un pseudo-thriller qui allait me plonger totalement dans l'analyse des tableaux impressionnistes.

Ici, nous allons suivre quatre personnages que j'ai, dans l'ensemble, plutôt appréciés : Anatol, un jeune retraité de l'armée, Zofia qui travaille pour le gouvernement polonais afin de récupérer des oeuvres d'art volés pendant la Seconde Guerre Mondiale, Lisa, une voleuse professionnelle suédoise et Karol, un marchand d'art et ancien amant de Zofia.

Déjà, il m'a fallu près du quart du roman pour arriver à me faire aux personnages et à leur prénom. Allez savoir pourquoi, j'inversais Karol et Zofia. Pour Anatol et Lisa c'était plus simple parce que le premier fait un peu office de James Bond et la seconde avec son accent que l'auteur retranscrit la plupart du temps, il est difficile de ne pas la saisir dès le début.

En fait, j'ai trouvé le roman globalement bien fait et très bien écrit mais j'en attendais autre chose et lorsque ce secret "inavouable" a été révélé, j'ai été plutôt déçue car on se demande où peut-être la part de vérité et si c'est plausible.

On va suivre ces personnages pendant près de 600 pages et même si l'action est présente et ne rend pas la lecture désagréable, j'ai trouvé que l'auteur était vraiment parti dans des explications très précises sur la façon de retrouver des tableaux volés, comment être sûrs qu'ils étaient ceux qu'ils cherchaient, les compositions des peintures...

Franchement, je ne lisais pas ce roman pour ça et j'ai trouvé certains passages longs même si pour nos connaissances personnelles il a un intérêt certain.

Vu le résumé, je pensais qu'on allait alterner deux périodes afin d'avoir une révélation époustouflante à la fin du livre. J'aime beaucoup cette forme de narration par alternance et malheureusement ici ce n'est pas du tout ce que nous avons.

Seuls les deux premiers chapitres vont vous mettre l'eau à la bouche puisqu'ils se déroulent en 1944 et 1946 et ensuite nous passons à la période contemporaine pour ne plus la quitter.

J'avoue que j'ai essayé de trouver ce qu'il en était de ce secret sans jamais trouver de quoi il s'agissait.

Par contre, la recherche du tableau de Raphaël est prenante parce qu'arrivé à la moitié du bouquin il y a quand même pas mal d'action qui fait que le lecteur ne lâche pas le roman. Ca bouge; c'est efficace, il y aussi des histoires personnelles prenantes des personnages et entre les personnages que j'ai beaucoup aimé découvrir.

Les chapitres sont longs mais ils sont sous-chapitrés ce qui permet une lecture efficace et rapide, d'autant que l'écriture est fluide et très agréable. L'auteur n'hésite pas non plus à mettre un humour cynique que j'ai adoré.

Pour autant, je ne pourrai pas dire que ce roman est exceptionnel parce qu'il ne m'a pas plus accroché que ça. Je pensais le lire rapidement alors que j'ai mis une bonne semaine pour en venir à bout.

En bref, Inavouable n'est pas le thriller auquel je m'attendais et même s'il m'a déçue par un certain côté, je ne regrette pas de l'avoir lu puisque je ne connaissais pas l'auteur. Je ne sais pas quel autre titre de Zygmunt Miloszewski lire pour me faire un autre avis sur ses écrits mais si vous avez des idées, n'hésitez pas à me le dire.

Quoi qu'il en soit, et même si pour moi il n'a pas été excellent, il n'empêche que ce roman d'espionnage plus que thriller, mérite que l'on s'y arrête. Avec les personnages que nous proposent l'auteur, on ne sait pas vraiment si on peut leur confiance, on ne sait pas qui est de leur côté pour les aider dans leur quête et les courses poursuites sont digne d'un James Bond. Si vous aimez le tout, ce roman est fait pour vous.

vendredi 22 septembre 2017

Yaak Valley, Montana

Auteur : Smith Henderson
Editions : 10/18 (2017)
Nbre de pages : 639


Présentation de l'éditeur :
La première fois qu’il l’a vu, Pete a cru rêver. Des gosses paumés, il en croise constamment dans son job d’assistant social. Mais, tout de même, un enfant en pleine forêt, méfiant, en guenilles, l’air affamé… Pete s’accroche, laisse de la nourriture et finit par gagner la confiance du petit. Suffisamment pour découvrir que le garçon n’est pas seul. Il vit avec son père, Jeremiah, un fondamentaliste chrétien qui fuit la civilisation pour se préparer à l’Apocalypse. Petit à petit, entre Pete et Jeremiah s’installe une relation étrange, tous deux aux prises avec des démons qu’ils ne pourront plus faire taire très longtemps…

« Avec ce roman superbement écrit, on découvre aujourd’hui l’envers du décor, une Amérique de losers, brutale, larguée dans un paysage d’une monstrueuse beauté. Bouleversant. » Philippe Blanchet, RollingStone.


Mon avis :

Voilà une bonne semaine que j'ai terminé ce roman et je traîne à venir vous en parler ici. Je n'ai pas forcément d'excuse si ce n'est le manque de temps, la fatigue qui se cumule et cette déception que j'ai eue mais qui n'en est pas vraiment une. Je sais que ce n'est pas logique mais rien ne l'est avec ce titre et je vous explique pourquoi.

Lorsque j'ai lu le résumé, il m'a donné terriblement envie parce que j'aime beaucoup la littérature américaine qu'elle soit contemporaine ou que l'on me plonge dans un bon roman western plein de testostérone. Je suis aux anges.

Ici, dans Yaak Valley Montana, je recherchais cet "envers du décor" que l'on trouve assez peu dans les livres. Avez-vous déjà vu dans un seul roman un assistant social alcoolique qui gère très mal sa vie personnelle ? qui se plonge dans son boulot comme une âme perdue parce qu'il n'a que ça pour se raccrocher à un semblant d'existence qui vaut le coup ? Avez-vous déjà vu des gamins comme Cecil ou Ben, vivant dans des familles pour le moins à côté de la plaque ?

Ce roman m'a mise KO très rapidement parce qu'il chamboule totalement notre vision de l'Amérique et de ce fameux rêve américain auquel tout le monde continue de croire.

Ce roman m'a bousculée parce que je ne m'attendais pas à lire une histoire sur des familles complètement dépassées où viol, drogue et alcool rythment leurs journées.

J'ai donc eu du mal, beaucoup de mal, à entrer dans le roman, à adhérer aussi à la plume de Smith Henderson qui est brute. Il ne va pas par quatre chemins pour dire les choses. Il nous dépeint la réalité de ces gosses telle qu'ils la vivent au quotidien.

Mais surtout, il va nous décrire leur façon de voir les choses après avoir vécu des horreurs que l'on ne peut pas imaginer...

Alors oui ce roman m'a dérangée purement et simplement.

Oui, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages quels qu'ils soient (sauf peut-être le petit Ben et Cecil d'une certaine manière).

Effectivement, j'ai sauté 50 pages sur la fin parce que je n'arrivais plus à avancer et que je le trouvais long.

MAIS

Je n'arrivais pas non plus à le lâcher parce que mine de rien Cecil et Ben sont des gosses que je voulais suivre pour savoir comment ils allaient évoluer.

Je n'arrivais pas à me dire que je me fichais de leur histoire parce que ce n'était pas le cas.

Je n'arrivais pas à comprendre Pete, cet assistant social, qui se donne à fond pour des enfants qui finalement lui sont étrangers mais a beaucoup de mal à gérer la situation avec sa propre fille.

On suit en parallèle l'histoire de Cecil et Ben mais également celle de l'histoire de Pete avec son ex-femme alcoolique et sa fille qu'il ne voit quasiment jamais.

Et là, forcément, on ne peut pas rester sans réagir : non seulement en tant que maman mais aussi en tant qu'adulte.

Je n'ai pas réussi à comprendre cet homme dans sa relation avec son ex (même si les relations entre ex sont toujours très compliqués...) mais surtout pourquoi agit-il ainsi avec sa fille ? Pourquoi lui laisse-t-il penser qu'elle le gêne...

Je ne veux pas développer parce que ce serait dommage, malgré ma déception globale qui n'en est pas vraiment une non plus, de ne pas lire ce titre.

Je sais que mon avis est incompréhensible mais cela vient du fait qu'encore une fois un roman me pousse dans mes retranchements et que je sens que j'ai été déçue parce qu'il ne m'a pas apporté ce que je pensais mais d'un autre côté peut-on dire que l'on est déçu quand on est incapable de lâcher un livre parce qu'il y a quelque chose qui vous pousse à aller toujours de l'avant ?

Ce que je regrette par contre, c'est la fin qui ne m'apporte pas toutes les réponses que je souhaitais et je trouve cela dommage. Là encore, je ne développerai pas pour ne pas spolier mais lorsque j'ai lu les 50 dernières pages je me suis dit : "ok. mais qu'en est-il de ce personnage ?..."

En bref, Yaak Valley Montana a été une lecture compliquée parce qu'il est dur émotionnellement et vous pousse à découvrir une réalité que l'on nous cache la plupart du temps. Cela nous ouvre les yeux mais est-on vraiment prêt à vouloir la regarder en face ? Cette lecture ne plaira pas forcément mais une chose est sûre on n'en sort pas indemne. Je ne peux pas forcément vous le conseiller mais je ne peux pas non plus vous dire de passer sur ce roman. Il est violent, bouleversant et choquant ! Je vous laisse le soin de vous faire votre propre avis dessus si vous vous décidez à le lire à votre tour.

vendredi 15 septembre 2017

Je suis innocent

Auteur : Thomas Fecchio
Editions : Ravet-Anceau (2017)
Nbre de pages : 300


Présentation de l'éditeur :
Six heures du matin. Des hommes armés déboulent dans la chambre de Jean Boyer. Dans un état de semi-conscience, le quinquagénaire a le temps d'apercevoir leurs brassards siglés « police ». Mauvais signe, surtout pour lui, ex-taulard relâché après trente ans passés derrière les barreaux. Ses crimes ? Meurtre et viols à répétition. Ce jour-là, c'est le capitaine Germain qui lui passe les menottes. Le cadavre de Marianne Locart, une étudiante originaire de Soissons, a été retrouvé enterré près du domicile du suspect, un bras sortant de terre. La première victime de Boyer avait subi le même sort. Pour la Justice, pour les médias et pour les politiques, le récidiviste devient le suspect idéal. Pourtant, Germain doute de la culpabilité de l'interpellé qui ne cesse de répéter « Je suis innocent ». Mais l'engrenage est enclenché. À ce stade, Boyer n'a plus qu une solution pour s'en sortir : débusquer le meurtrier de Marianne.


Mon avis :

Cela fait presque une semaine que j'ai terminé cet ouvrage et j'ai voulu attendre un peu avant de faire mon avis pour arriver à savoir si j'avais aimé ou pas. Force est de constater qu'au bout de plusieurs jours, il m'est toujours impossible de répondre à cette question.

Dooooonc, je vais quand même vous dire ce qu'il en est de cette histoire et le ressenti global que j'en ai. De toute façon, attendre encore ne m'apportera pas plus d'éclaircissements...

Tout d'abord, je tiens à remercier sincèrement l'auteur pour m'avoir fait parvenir son ouvrage. Qu'il ne s'inquiète pas, mon avis n'est ni très élogieux ni négatif.

Je ne referai pas de topo comme on peut en trouver sur d'autres blogs. Pas besoin d'en dire davantage que ce que la présentation de l'éditeur nous donne. Le mieux, c'est de vous plonger direct dans l'ouvrage de Thomas Fecchio pour y découvrir toute la mise en scène horrible que l'Homme arrive à concevoir...

Il y a des meurtres. Forcément, nous sommes dans un policier et j'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégage de ce roman : sombre, inquiétante et en même temps terriblement pleine de tension avec le fameux personnage de Jean Boyer que l'on cherche à tout prix à rendre coupable d'un crime dont il se dit innocent.

Alors innocent ou pas ?

J'ai eu ma part d'interrogations à cet égard. Peut-on réellement faire confiance à un homme qui a été emprisonné pour divers meurtres horribles et alors même que sur la dernière victime, la façon d'opérer était la même ? Doit-on croire tout ce qui sort de cette bouche quand bien même cet homme explique lui-même que ce qui se passe est dû à sa mauvaise étoile ?

D'emblée, on prend partie pour cet homme ou on le croit coupable ou en tout cas on ne croit pas forcément tout ce qu'il nous raconte, même si on le voudrait bien. Après tout, le meurtre s'est déroulé dans un endroit qu'il connaît très bien...

Heureusement pour Jean, le flic qui va être chargé de cette enquête va petit à petit réaliser que cet homme n'est peut-être pas le coupable et aller à contre-courant de ce que son chef lui demande.

Une enquête dans l'enquête parce que Germain fait partie de ces hommes qui suivent leurs convictions et malgré le charisme qu'il affiche, il est loin d'être de ces flics qui usent de la violence ou de l'intimidation pour avancer...

Germain est un enquêteur qui sort du lot que j'ai quand même bien apprécié de découvrir, surtout que la façon dont il a été élevé par sa mère a forcément des conséquences sur ces choix, sa façon de faire les choses et d'agir.

Je suis innocent est un roman policier dont l'intrigue est extrêmement bien menée et même si j'ai trouvé certaines choses avant que l'auteur ne les révèlent, cela ne m'a pas empêché de continuer et d'apprécier ma lecture.

Thomas Fecchio offre ici une excellente réflexion à son lecteur sur divers points de notre société actuelle que je ne peux pas dévoiler bien sûr. Sinon, vous n'auriez plus l'intérêt de faire cette lecture, chose qui serait fortement dommage.

Je sais que j'ai dit dès le départ que je ne savais pas si j'avais aimé ou pas ce roman et c'est vrai. Dans sa globalité, le roman est très bon et très bien mené mais j'ai aussi trouvé quelques longueurs et certaines facilités.

Mais lorsque l'on regarde l'ensemble et que l'on arrive à la toute fin, on se dit, malgré les petits bémols qui se trouvent par-ci par-là, "Putain, je me ferai bien la suite là !", et c'est ce qui est déconcertant !

Eh voui parce que Thomas Fecchio nous met un beau cliffhanger sur le personnage de Germain qui fait que j'ai très très envie de savoir comment cela va se dérouler pour lui par la suite. Et je rage de ne pas pouvoir vous dire pourquoi...

En bref, Je suis innocent est une lecture qui me déstabilise par ce qu'il contient et de ce fait ne me permet pas de vous dire que je l'ai aimé ou pas. Mais je sais qu'il ne faut pas y passer à côté non plus. L'intrigue est très bien menée et les personnages hors pairs valent la découverte. De plus, la fin laisse tellement planer de mauvaises choses pour Germain que, forcément, on veut la suite.

mercredi 13 septembre 2017

Gabrielle ou le jardin retrouvé

Auteur : Stéphane Jougla
Editions : Denoël (septembre 2017)
Nbre de pages : 220

RENTREE LITTERAIRE 2017


Présentation de l'éditeur :
Gabrielle a deux passions : la lecture et son jardin. Lorsqu'elle meurt accidentellement, le monde de Martin, son compagnon, s'effondre. Inconsolable, il s'efforce de maintenir vivant le souvenir de la femme qu'il aimait. Lui qui n'ouvrait jamais un livre et pour qui le jardin était le domaine réservé de Gabrielle, se met à lire ses romans et à entretenir ses fleurs. C'est ainsi qu'il découvre un secret que, par amour, Gabrielle lui avait caché. Ce secret bouleversera sa vie, mais lui permettra de surmonter son deuil d'une manière inattendue.


Mon avis :

Nouveau roman de la rentrée littéraire avec, cette fois-ci, un titre des Editions Denoël que j'ai beaucoup aimé découvrir et je les remercie pour cette découverte.

Comme le résumé l'indique, nous allons suivre durant ces 200 pages, un homme, Martin, qui perd la femme qu'il aime après qu'elle ait été renversée.

Cette perte ne sera pas sans conséquence puisque c'est à partir de là que Martin va réellement découvrir les deux passions de Gabrielle : le jardinage et la lecture.

Mais au travers de ces deux passions perdues par celle qu'il chérissait plus que tout, c'est un homme brisé que l'on va apprendre à connaître, un homme qui n'arrive pas à accepter cette disparition. Un homme qui va vivre dans le déni le plus total.

Et on va le suivre, dans sa vie quotidienne, au fur et à mesure que les mois passent et que sa raison s'envole.

Mais il va aussi apprendre à mieux connaître celle qu'il ne connaissait finalement pas tant que ça.

Les secrets qu'elle a bien gardés de lui dévoiler; ces petits détails qu'elle n'osait pas lui dire.

L'ouvrage est terriblement bien écrit; c'est fluide et très poétique du début à la fin.

L'histoire de Martin m'a beaucoup touchée, même si je suis passée à côté de certains poèmes que l'auteur insère par ici, par là.

Je n'ai fait qu'une seule bouchée de ce roman contemporain que je ne pouvais plus lâcher parce que je m'étais attachée à cet homme, brisé par la vie, qui débordait d'un amour inconditionnel pour cette femme qui lui cachait certaines choses. Et il va se remettre un peu en question mais le déni est là... et le refus de voir cet être cher différent de ce qu'il pensait également.

Et puis on arrive inexorablement à la fin très poignante dont j'ai très envie de vous parler mais que je tairai pour vous laisser le soin de découvrir cette jolie pépite littéraire qui trouvera sa place dans les centaines de sorties de la rentrée littéraire.

En tout cas, si jamais vous croisez son chemin, n'hésitez pas à vous y arrêter dessus surtout si vous êtes adepte de belles histoires et des belles écritures qui vous emportent. Ca fait un bien fou de prendre un tel roman surtout que, me concernant, cela faisait un bon moment que je ne m'étais pas laissée tenter par un roman de ce genre.

mardi 12 septembre 2017

Le silence des sirènes

Auteur : Sarah Ockler
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 456


Présentation de l'éditeur :
Elyse, promise à une belle carrière de chanteuse, doit partir en tournée avec sa sœur jumelle. Mais elle perd sa voix suite à un accident en mer. Du jour au lendemain, sa joie de vivre et ses rêves s'envolent... Elle se réfugie chez sa tante, à Atargatis Cove, une petite ville portuaire. Là-bas, elle s'isole, passant ses journées à écrire des poèmes sur le flanc d'un bateau échoué. Mais le navire n'est pas aussi abandonné qu'elle le croit : elle est bientôt surprise par Christian, le fils du propriétaire. Ce dernier ne semble pas indifférent à son charme, mais il a tout du bad-boy à fuir...


Mon avis :

Je n'avais pas eu le temps de lire ce roman cet été et j'avais envie de me plonger dans un roman jeunesse. Du coup, avec Amandine de la chaîne Amandine love reading, nous avons fait une lecture commune.

L'histoire d'Elyse m'a beaucoup touchée. Pourtant, il m'a fallu une petite centaine de pages pour arriver à bien entrer dans ce roman que j'ai trouvé un peu lent au départ.

L'auteur prend son temps pour la mise en place et on sait très rapidement qu'Elyse est née dans des conditions peu communes et qu'elle a un grief à régler avec sa soeur jumelle sans que l'on en sache plus.

Je dois dire que c'est surtout ce gros point d'interrogation sur ce qui avait bien pu se passer avec sa soeur qui me frustrait parce que je voulais savoir pour qu'Elyse puisse ensuite s'ouvrir aux autres et avancer dans sa nouvelle vie.

Son arrivée à Atargatis Cove s'est faite dans des conditions familiales difficiles et j'avoue que devoir attendre de savoir ce qu'il en était exactement m'a un peu énervée par moment. J'aurais aimé que cela aille un peu plus vite de ce côté là.

Par contre, sa rencontre avec Christian va lui apporter beaucoup mais également et surtout celle avec Sebastian. Ce petit garçon âgé de 6 ans est une vraie bouffée d'oxygène dans ce roman. Pourtant, lui non plus n'a pas une vie familiale facile...

Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est l'adoration que Sebastian a pour les sirènes et il voit Elyse comme l'une d'elle : elle est belle et elle est muette. Elle a tout pour enflammer l'imagination de ce petit gars que l'on prend vite en affection.

Elyse va être très entourée pendant ses vacances chez sa "tante" qui n'en est pas vraiment une et elle va devoir apprendre à vivre sans sa voix. Pas facile du coup lorsque l'on était tout près d'entamer une carrière de chanteuse.

L'ouvrage nous plonge dans le monde maritime avec bien sûr les sirènes qui seront omniprésentes par l'adoration que porte Sebastian à ces êtres fantastiques mais également parce qu'un pari est mis en place par le père de Christian et celui de son meilleur ami, Noah, les deux garçons devront faire une course de bateaux...

A partir de ce moment là, l'ouvrage devient de plus en plus prenant et intéressant par le rapprochement qui va s'effectuer entre Elyse qui reste à distance des uns et des autres, et Christian qui fait office de bad boy à Atargatis Cove alors qu'il est très loin d'être celui auquel on peut s'imaginer...

Bien sûr, on se doute de la fin avant qu'elle n'arrive et je n'ai pas eu de grande surprise. D'ailleurs, je suis un peu déçue mais cela n'enlève pas les très jolis passages poétiques que l'auteur distille dans son roman.

En bref, Le silence des sirènes a été une jolie lecture dont je garderai un beau souvenir, même s'il m'a fallu un peu de temps pour y entrer dedans et que la fin est quand même ouverte. Y aura-t-il une suite ou pas ? Allez savoir. En tout cas, le rapport qu'entretient Elyse avec l'eau et l'adoration de Sebastian pour les sirènes m'ont enchantés. L'écriture est plaisante et poétique. J'ai beaucoup aimé l'ensemble que je vous recommande.

vendredi 8 septembre 2017

Noir sanctuaire

Auteur : Preston & Child
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 431


Présentation de l'éditeur :
Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse.
Sur place, il lui fait visiter son sanctuaire, un petit temple à colonnades aux hautes fenêtres munies de vitres anthracite, où il collectionne les souvenirs de tous ses crimes et forfaits.
Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite, mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène.
Quels sont les noirs desseins de ce dernier ? Pourra-t-il enfin se venger de son aîné à qui il voue une haine farouche ? À moins que Constance ait elle aussi échafaudé un plan machiavélique…


Mon avis :

Le dernier roman paru sur le fameux inspecteur Pendergast m'a tenu en haleine du début à la fin.

Après une fin ignoble dans Mortel sabbat, bien entendu, il me fallait absolument découvrir la suite et retrouver mon cher inspecteur.

Or, ce qui m'a déroutée dans ce tome, c'est que Pendergast n'arrive qu'au bout de 100 pages. Il faut savoir être patient et j'avoue que j'avais du mal à me retenir de lire parce que non seulement Constance et Proctor (le majordome de Pendergast) se retrouvent dans des situations bien compliquées, mais j'étais aussi à cran de savoir ce qu'il en était d'Aloysius.

Ce roman diffère donc des autres tomes que j'ai pu lire où l'action est omniprésente et où nous suivons notre cher Aloysius du début à la fin.

Même si Preston et Child ne l'ont pas oublié ici, ils ont cependant joué avec d'autres personnages qui nous sont chers et que l'on prend plaisir à découvrir encore plus dans Noir sanctuaire. Jusqu'à ce que je sache ce qu'il en était de Pendergast, j'étais sur les nerfs !!

Je ne m'attendais pas à retrouver une Constance comme celle que j'ai eue ici et j'ai été ravie d'en apprendre davantage sur Proctor. Il faut savoir que je n'ai pas lu toute la série Pendergast. J'ai donc des lacunes sur les uns et les autres.

Le personnage qui m'a le plus rendu curieuse est Diogène, le frère d'Aloysius, et autant vous dire que j'ai très très très envie de lire les tomes précédents pour le retrouver.

Je ne dévoilerai rien de plus ici parce que Noir sanctuaire en dit déjà pas mal sur les tomes précédents mais cela ne m'enlève pas l'envie de les lire. Bien au contraire.

Nous allons partir dans pas mal de pays; nous allons même voyager avec des pirates et partir au fin fond de l'Afrique.

Les auteurs ne ménagent ni le lecteur ni les personnages pour notre plus grand plaisir.

Entre désarroi et frissons, la lecture est indéniablement accrocheuse. Il est impossible de lâcher cet ouvrage, encore une fois.

Preston et Child ont fait très fort et mettent le lecteur dans une série de questionnements sur la suite des aventures de ces Pendergast puisque nous en avons deux pour le prix d'un !

Constance se trouve entre les deux frères et Proctor n'est pas en reste.

Beaucoup de choses se déroulent dans ce tome et je n'ai pas vu le temps passé.

A mon goût, c'était encore trop court et j'aurais aimé que la suite soit déjà disponible ! Que voulez-vous ? Quand on aime.... 😃

Du coup, je vous conseille fortement de continuer ou découvrir cette majestueuse série qui comporte des personnages hors du commun que l'on suit avec une envie qui se renouvelle à chaque parution. L'écriture n'est pas en reste : addictive, fluide, prenante, stimulante et terriblement visuelle. A chaque fois qu'un tome sort, je me demande si un jour ces romans feront l'objet d'une adaptation télévisée ou cinématographique. Ce serait le summum pour moi.

En bref, je suis littéralement conquise et je ne peux que vous pousser à vous y jeter dessus si ce n'est pas déjà fait.

jeudi 7 septembre 2017

Rose givrée

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (2017)
Nbre de pages : 245


Présentation de l'éditeur :
Jude, 13 ans, rêve d'une vie discrète et sans ennuis, ce qui est très difficile quand on a une famille comme la sienne : un peu givrée et très embarrassante. 
Son père est capable de débarquer à une réunion parents-profs déguisé en Elvis Presley, et sa mère perd régulièrement les pédales. Alors, de peur que tout ça ne se sache, Jude refuse de laisser quiconque entrer dans sa vie, en particulier Carter, ce garçon qui s'évertue à être gentil avec elle. 
Mais quand la situation déraille vraiment, Jude découvre que rien ne vaut l'aide de ceux qui vous aiment, et que même son cœur de glace est capable de fondre...


Mon avis :

Encore un roman de Cathy Cassidy que j'ai beaucoup aimé découvrir.

Je savais en le commençant que ce ne serait pas forcément une lecture légère. Les romans de Cathy Cassidy portent des thématiques importantes, même si l'auteur sait mettre son style au niveau des jeunes lecteurs.

Avec Rose givrée, elle a encore fait un très beau roman qui m'a profondément touchée.

J'ai fait la connaissance de Jude qui a une famille plutôt particulière et qui fait tout pour la cacher aux yeux de tout le monde mais surtout de ses copains/copines de collège et de ses professeurs.

Elle a honte de ce qu'ils sont. Elle a peur de la façon dont ses "amis" ou profs pourraient réagir.

Seul Carter, un gamin que j'ai adoré par sa légèreté et son allant vis-à-vis de Jude, semble ne pas faire cas de ce que peut dire Jude. Il est là pour elle et compte bien la soutenir même si Jude garde son petit jardin secret et ne dévoile rien de ce qui la perturbe et la rend si froide envers les autres.

Je n'ai pas vu passer les 245 pages de ce roman que j'ai mangé en à peine une journée.

Lire du Cathy Cassidy c'est toujours aussi succulent et en même temps touchant.

On ne peut pas rester insensible à ce tout ce qui se passe pour ses personnages. Qu'ils soient d'ailleurs adultes ou adolescents, l'auteur met tout en oeuvre pour que le lecteur ressente de l'empathie pour eux.

Je ne préciserai pas les soucis que rencontrent Jude parce qu'il faut les découvrir par vous-même. Il faut la comprendre et voir comment elle arrive à sortir de sa bulle grâce, notamment, à Carter qui lui donne matière à réfléchir.

En bref, Rose givrée a été une très belle découverte que je l'ai lu au bon moment et que je vous recommande, tout comme l'ensemble de la bibliographie de cette auteure qui me transporte à chaque fois.

mercredi 6 septembre 2017

Ne dis rien à papa

Auteur : François-Xavier Dillard
Editions : Belfond (2017)
Nbre de pages : 314


Présentation de l'éditeur :
Quatre jours et quatre nuits se sont écoulés avant que la police ne retrouve la victime dans cette ferme isolée. Quatre jours et quatre nuits de cauchemars, de douleurs et de souffrances, peuplés de cris et de visons imaginaires en face de ce jardin dans lequel elle a été enterrée vivante. 
Sur un autre continent, loin de cet enfer, Fanny vit avec son mari et leurs jumeaux Victor et Arno. Leur existence bien réglée serait parfaite si elle ne percevait pas, au travers des affrontements qui éclatent sans cesse entre ses enfants, chez l'un, une propension à la mélancolie et, chez l'autre un véritable penchant pour le mal. Chaque jour elle se dit qu'elle ne pourra plus supporter une nouvelle crise de violence, ces cris qui la replongent au cœur d'images qu'elle voudrait tant oublier... À n'importe quel prix... 
Et lorsqu'un nouveau voisin s'installe dans la grande maison, elle souhaite offrir le portrait d'une famille parfaite. Mais chaque famille a son secret et le sien est le plus terrible qui puisse exister.


Mon avis :

Après avoir découvert la plume de l'auteur avec Fais le pour maman et Austerlitz 10.5, il me fallait absolument découvrir son dernier opus qui, vu le résumé, semblait prometteur. Très prometteur même.

Alors que j'avais été déçue par ma lecture précédente, je voulais une valeur sûre, celle qui allait m'emporter dans un monde bien noir, bien stressant. Je ne pouvais pas mieux choisir avec Ne dis rien à papa.

Le prologue est saisissant. Dès le début, l'auteur nous entraîne dans la noirceur de l'âme humaine.

Je ne dirai absolument rien des personnages, ni de ce que vous allez découvrir à l'intérieur de ces pages et si vous vous décidez à lire ce roman, faites comme moi : ne relisez pas la présentation et occulter tous les avis écrits ou vidéos sur lesquels vous pourriez tomber.

Ne dis rien à papa est un roman addictif, cruel et  mené avec brio.

Je ne m'attendais pas du tout à trouver un personnage féminin aussi torturé.

Je ne m'attendais pas à être prise aussi rapidement dans les rets de l'auteur au point de ne pas pouvoir lâcher ce roman malgré toutes les horreurs qui étaient décrites.

Je ne m'attendais pas à certains retournements de situation et même si j'ai perçu certaines choses vers la fin, cela ne m'a pas empêché de le déguster jusqu'au bout et surtout de ne pas vouloir qu'il se termine.

Pourtant, les meurtres sont horribles et difficilement acceptables.

Cela va être compliqué de vous parler de ce roman sans trop en dire parce que si je commence à détailler les personnages, cela risquerait de vous mettre la puce à l'oreille.

Sachez juste que les femmes ne sont pas en reste dans ce roman. Les enfants non plus d'ailleurs.

En fait, j'ai vraiment bien accroché à l'ensemble du roman qu'il s'agisse de l'intrigue, des personnages ou de la plume de l'auteur. Les chapitres sont extrêmement courts ce qui donne une dynamique au récit au point que le lecteur est tenu en haleine.

Ce roman a beau être court, il n'en demeure pas moins qu'il possède tout ce qu'il faut pour vous faire monter l'adrénaline, accélérer votre palpitant et vous scotcher à la fin.

François-Xavier Dillard a été une belle découverte l'année dernière mais avec ce titre là il confirme que c'est un auteur qui me convient parfaitement tant dans son style que dans sa façon de mener ses romans.

Ne dis rien à papa est un thriller excellent qu'il faut absolument lire. Si j'avais beaucoup aimé ses précédents romans, celui là est, pour moi en tout cas, son meilleur livre. Stressant, bien mené, des personnages torturés et une écriture incisive excellente. Un vrai page-turner qu'il ne faut pas rater. Je vous le conseille fortement.