lundi 24 juillet 2017

Les jumelles d'Arrowood

Auteur : Laura McHugh
Editions : Calmann Levy (2017)
Nbre de pages : 285


Présentation de l'éditeur :
Retourner dans sa maison d’enfance peut s’avérer très risqué…
Arrowood est le nom de la plus imposante demeure historique qui borde le Mississippi, dans le sud de l’Iowa. Un mystère la hante : dix-sept ans auparavant, les petites sœurs jumelles d’Arden, alors sous sa surveillance, ont disparu. Les parents d’Arden divorcent et la famille quitte l’immense bâtisse qu’occupaient jusque-là des générations ininterrompues d’ancêtres. Arden, incapable d’aller de l’avant, enchaîne les problèmes, de ses études qu’elle ne parvient pas à mener à terme à sa vie amoureuse mal inspirée. Elle s’accroche à l’espoir que ses sœurs vivent encore et ne cesse de se dire qu’elle doit les retrouver.
À la mort de son père, Arden décide de retourner à Arrowood pour découvrir ce qui est arrivé à ses sœurs, ce fatidique été.


Mon avis :

J'ai lu ce roman en lecture commune avec Amandine de la chaîne Amandine Love Reading et on a passé un excellent moment avec ce titre à papoter en SMS pour nous donner nos impressions au fur et à mesure que l'on progressait dans le roman.

Si vous me suivez depuis maintenant quelque temps, vous savez que j'aime beaucoup les ouvrages dont la thématique touche la gémellité. J'ai toujours été subjuguée de constater le lien qui peut unir des jumeaux.

Alors autant vous dire que j'étais ravie de pouvoir découvrir ce nouveau roman, même si ici il ne touche pas tout à fait la gémellité comme je l'aime en général puisque nous allons découvrir un roman dans lequel des jumelles, âgées de moins de 2 ans, disparaissent du jour au lendemain.

Plusieurs années plus tard, on retrouve leur soeur aînée, Arden, qui va tenter de résoudre le mystère de leur disparition et autant dire que ce roman est aussi surprenant, captivant qu'angoissant.

On avance tout doucement dans la découverte non seulement de cette disparition et de "l'enquête" que va reprendre Arden pour savoir ce qui a pu arriver à ses soeurs, mais également de la maison proprement dite et qui est loin d'être une demeure tranquille et dans laquelle on peut se sentir en sécurité.

D'ailleurs, Arrowood est un personnage à part entière qui cache bien des mystères et qui ajoute à l'ambiance sombre et oppressante du roman.

Le lecteur est rarement à l'aise avec cette lecture parce qu'on ne sait jamais ce qu'il va se passer tant à l'extérieur avec les recherches que mène Arden que dans la maison où il se passe des choses plutôt bizarres...

Et là vous allez vous dire que l'on part dans un roman avec une maison hantée...

Honnêtement, après l'avoir terminé, je ne suis pas sûre que l'on puisse parler de ce genre de perception. L'ensemble me fait un effet bizarre. Comme si j'avais, d'une certaine façon, rêvé ce qui se déroulait dans cette maison.

Est-ce que cela se produisait vraiment ou était-ce le fruit de l'imagination d'Arden ?

Aujourd'hui, encore, après avoir terminé cette lecture, depuis près d'une semaine, je ne suis toujours sûre de rien et c'est bien ce qui est déconcertant, tout comme la fin et les révélations qui nous sont faites.

J'ai émis pas mal d'hypothèses durant ma lecture et avec Amandine on se disait que tous les personnages étaient très étranges et cachaient certainement plus que ce qu'ils en disaient...

J'avoue quand même que je me suis laissée imaginer une partie de cette fin sans trouver l'ensemble. Du coup, la première partie de la révélation ne m'a pas surprise plus que ça mais pour le reste j'ai été scotchée et même dans les dernières pages, les derniers mots d'Arden, je me dis qu'il reste quand même une part de mystère...

Le roman se dévore littéralement, même si de mon côté j'ai préféré le déguster et m'imprégner de cette ambiance bien lourde pour apprécier encore plus ma lecture.

Je me mettais aussi à la place de cette jeune femme qui revient au bout de 17 ans dans cette maison familiale qui a un passé bien chargé...

L'écriture est accrocheuse et très fluide. J'ai adoré la façon don Laura McHugh dépeignait autant la maison que les personnages et leurs attitudes dès que Arden cherche à en savoir plus.

En bref, Les jumelles d'Arrowood est un roman inquiétant, mystérieux et palpitant. Une fois que l'on commence la lecture on n'a du mal à le lâcher parce que tout est mis en oeuvre par l'auteur pour accrocher son lecteur et faire de ce roman-puzzle un véritable page turner. J'ai beaucoup aimé et je vous le recommande chaudement.

Concours "Jamais sans mon Mary Higgins Clark"





A compter du 24 juillet et jusqu'au 30 juillet minuit, Le Livre de Poche et Boulimie Livresque vous proposent de gagner un roman de Mary Higgins Clark parmi une sélection.

Il n'y aura pas un mais cinq gagnants tirés au sort.

L'envoi à chaque participant sera fait par l'éditeur qui ne sera pas tenu pour responsable en cas de perte ou de dégradation due par la poste.

Pour participer, rien de plus simple suivre ma page Facebook, Boulimie Livresque me donner le pseudo/nom avec lequel vous me suivez et indiquer en commentaire sur ma page seulement que vous participez au concours.

Et c'est tout !

Les gagnants pourront choisir leur lot dans la sélection que vous trouverez en cliquant sur ce lien.

Il y a d'anciens titres et d'autres que je ne connais pas et qui sont plutôt alléchants. 

N'hésitez pas à partager ce concours si vous connaissez des personnes qui seraient intéressées.

Je vous souhaite bonne chance à tous.


vendredi 21 juillet 2017

Mores : Génèse

Auteur : G.A. O'Neill
Editions : Albin Michel (2017)
Collection : Next romance
Nbre de pages : 211


Présentation de l'éditeur :
Elle est belle, elle est jeune, elle s'appelle Charly et c'est l'un des meilleurs flics du 36 quai des Orfèvres.
Sa vie bien réglée vacille lorsque le cadavre du Président de l'Assemblée Nationale est retrouvé dans un club très spécial : Le Mores.
Cette affaire, qui touche les plus hauts sommets de l'État, met son patron sous pression. Charly et son coéquipier Anthony découvriront que Mores est bien plus qu'un club libertin et tenteront de percer le secret de son mystérieux tenancier philanthropique.


Mon avis :

Le 13 juin dernier, les Editions Albin Michel ont inauguré une nouvelle collection destinée aux romances érotiques et new adult que les fanas de ces genres, à mon avis, vont suivre de très près.

Pour le lancement de cette collection, on m'a proposé de lire un titre au choix parmi les trois à paraître et j'ai choisi Mores parce que le fait que le 36 Quai des Orfèvres soit cité m'a véritablement intriguée.

Je ne dirai pas plus de l'histoire vu que le roman est court et que le résumé de l'éditeur en dit suffisamment pour vous donner l'envie de le découvrir.

Je vais juste pour préciser ce qui m'a plu dans ce livre parce qu'il faut bien l'avouer, les romances érotiques, depuis quelque temps, j'ai du mal avec, étant donné que l'on tombe souvent dans les mêmes clichés et que cela commençait à me saouler grandement.

Le fait que Charly soit flic au 36 m'a beaucoup plu parce qu'elle va mettre sa carrière en jeu dans cette enquête et même si on peut imaginer facilement la résolution de cette affaire, l'ensemble est tellement bien écrit et construit que je n'ai pas réussi à lâcher ce roman.

C'est bien simple : je l'ai commencé à 7h du matin pour le finir aux environs de 9h. Les vacances sont très pratiques dans ces cas là. N'est-ce pas ?

J'étais tranquille, sur mon canapé, avec ce bouquin qui me titillait (dans tous les sens du terme d'ailleurs) et j'ai adoré être aux côtés de Charly.

C'est une femme qui a ses travers mais que j'ai particulièrement appréciée.

Le seul petit bémol selon moi demeure dans le fait que le roman est trop court et que les scènes de sexe sont du coup très rapides. Bon avec Charly et son histoire, vous comprendrez aussi pourquoi elle réagit de la façon dont elle... réagit 😃 (là j'avoue je n'ai pas fait science po pour vous sortir une telle phrase mais on s'en fout !)

Le principal est vraiment de vous laisser tenter à lire ce petit (par la taille) roman qui va vous émoustiller, vous faire stresser et vous demander comment Charly va se sortir de cette situation dans laquelle elle s'est mise.

J'avoue que la fin m'a plu mais j'aurais aimé un peu plus de piment et je suis bien persuadée qu'il y aura une suite. En tout cas, je l'espère...

Dans ce roman là, vous ne trouverez pas forcément des détails croustillants sur la taille du pénis de ces messieurs, des muscles qui sortent de leurs t-shirts trop étroits pour mettre en émoi la jeune femme dont il s'agit, ni de nana trop bandante pour les mecs.

Je suis trop crue ?! Pas grave, il faut dire les choses comme elles sont vu les divers romans du même genre que j'ai lu et dont j'ai eu une overdose...

Avec Mores, vous allez entrer dans un monde bien sombre que j'aurais aimé toutefois un peu plus développé même si l'essentiel y est.

En fait, je me dis que ce roman est trop court parce qu'il me plaisait tout simplement. J'aurais aimé y rester davantage que les deux petites heures que je lui ai consacrées et qui ont été bien trop rapides.

Avec du recul, Mores est le genre de romance érotique que j'apprécie davantage aujourd'hui : des scènes qui mettent en transe, une enquête qui met à mal un flic et des personnages que l'on ne décrit pas comme des Dieux et des Déesses.

Alors, si comme moi, vous êtes en phase ras-le-bol pour certaines romances de ce genre, je vous propose de tenter ce roman de cette toute nouvelle collection qui est à la base une collection numérique mais qui offre la possibilité d'avoir le format papier.

Avec la next romance, tout le monde devrait aujourd'hui y trouver son compte. En tout cas, moi je l'ai trouvé et ça fait plaisir.

Si vous souhaitez aller voir le site Next Romance, n'hésitez surtout pas et cliquez ici !

mercredi 19 juillet 2017

Filles du désert

Auteur : Chris Bohjalian
Editions : Charleston (2017)
Nbre de pages : 411

Présentation de l'éditeur :
Alep (Syrie), 1915. Kyoto, 1904
Elizabeth Endicott, une jeune Américaine, arrive en Syrie durant le génocide arménien. Elle se lie d'amitié avec Armen, un ingénieur arménien qui a perdu sa femme et sa fille. Mais très vite, Armen quitte Alep pour s'engager dans l'armée anglaise. Il entame alors une correspondance avec Elizabeth et comprend qu'il est tombé amoureux de la riche Américaine, si différente de la femme qu'il a perdue.

Bronxville, banlieue de New York, 2012.
Laura Petrosian, romancière, n'a jamais accordé beaucoup d'importance à ses origines arméniennes. Jusqu'au jour où une amie l'appelle : elle croit avoir reconnu la grand-mère de Laura sur une photo tirée d'une exposition au musée de Boston. Laura entreprend alors un voyage à travers son histoire familiale et découvre un terrible secret enfoui depuis des générations…

Une histoire d'amour et de perte envoûtante.


Mon avis :

Après avoir découvert Chris Bohjalian avec L'imprévu, que j'avais vraiment beaucoup aimé tant par l'écriture que par l'intrigue qui met le lecteur en émoi, j'ai pu continuer à lire cet auteur avec Filles du désert publié par les Editions Charleston.

J'ai dégusté ce roman durant plusieurs jours, pour mon plus grand plaisir, même si, soyons honnête, le thème abordé par l'auteur ici est loin d'être amusant.

En effet, à travers une double narration, Chris Bohjalian va nous permettre de découvrir l'une des tragédies historiques de la Première Guerre Mondiale que peu de monde, finalement, a entendu parler : le génocide arménien de 1915.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez à quel point j'aime les romans historiques et ce titre m'interpellait fortement par l'histoire dans laquelle j'allais être très vite emportée en 1915.

L'auteur va nous raconter, de façon bien sûr romancée et donc fictive pour partie, l'histoire de ces arméniens qui vont se voir arracher à leur terre, leurs maisons, leur famille.

Tout débute par la petite-fille d'une bonne famille, Laura Petrosian, qui va vouloir connaître la zone d'ombre de sa famille. En voulant recueillir des informations pour écrire son prochain roman, elle va se remémorer certaines choses que son père, son grand-père ou sa grand-mère lui auront dites. Mais Laura va aussi se rendre compte que des détails lui sont cachés et elle va fouiller la vie de ses grands-parents pour savoir de quoi il s'agit.

Chaque chapitre va donc nous permettre de suivre Laura dans ses recherches (nous seront donc en 2015) puis on basculera à la période concernée et vécue en 1915. Et là, je ne suis pas sûre d'être très claire.

En fait, dès que Laura va nous éclairer sur un pan de l'histoire de ses grand-parents, la partie en 1915 lui sera consacrée, nous permettant ainsi de suivre exactement la façon dont tout s'est fait en Turquie.

Mehmed Talat Pasha
Si les personnages de la famille Petrosian sont fictifs, l'auteur mettra en exergue des personnages historiques réels et notamment l'organisateur de ce génocide arménien, Mehmed Talat Pasha.

Le bilan de ce génocide est exhorbitant alors même que l'on n'en a peu entendu parler, contrairement au génocide juif de la 2nde Guerre Mondiale, puisque ce ne sont pas moins de plus d'un million d'arméniens qui périront sur une période allant d'avril 1915 à juillet 1916 !!

Du coup, vous vous doutez bien que c'était cette période là qui m'intéressait le plus dans le roman pour voir comment la grand-mère de Laura, américaine blanche, allait réagir face à ces horreurs de déportation, massacres et famine.

Déportation de la population arménienne
de la ville de Kharpout par les soldats
ottomans, avril 1915
Elle, une jeune fille de grande famille, qui n'a connu que le luxe, comment allait-elle faire face aux conséquences de ce que Talat Pasha avait organisé dans son pays ?

Bien sûr, les recherches de Laura ne sont pas en reste et j'ai été aussi très touchée par ce personnage qui cherche à tout prix à connaître la vérité sur un personnage bien précis que je ne citerai pas ici et qui m'a ébranlée à la fin de ma lecture.

Ce type de roman ne se dévore pas, même si la plume de l'auteur est accrocheuse, fluide et tellement prenante par tous les aspects historiques qu'il nous dévoile.

Il m'a fallu une petite semaine pour le terminer et sur les dernières pages, je ralentissais encore mon rythme pour rester encore un peu plus avec Laura et sa famille mais aussi tous ceux qui ont croisé le chemin de ses grands-parents.

Vous remarquerez que je n'indique aucun nom, aucun prénom dans mon article. C'est bien entendu sciemment que je le fais pour vous laisser toute latitude de plonger dans ce roman bouleversant sur un couple très uni malgré tout ce qui les sépare, une petite-fille en quête de vérité et découvrir par vous-même tous ceux qui gravitent autour d'eux avec leurs espoirs et leurs doutes.

En bref, Filles du désert a été une lecture qui m'a beaucoup touchée, qui m'a donné envie d'en savoir plus sur cette période noire pour ce peuple arménien, avec une très belle histoire d'amour et que je ne peux que vous conseiller.




Book Haul - Juillet 2017



Revoilà un rendez-vous que j'avais arrêté sur mon blog parce que je ne pense pas toujours à le faire et pendant quelque temps je faisais des vidéos ce qui était plus rapide pour moi.

Sauf qu'au fil du temps, je me suis rendue compte que je prenais de plus en plus de temps pour faire des vidéos et ma chaîne, en plus de ma page Facebook et de mon blog, m'empêchait finalement d'avoir le temps nécessaire pour lire durant la journée.

Du coup, les vidéos vont très certainement s'arrêter au profit du blog pour lequel j'ai toujours fait une priorité ainsi que ma page Facebook qui lui est consacrée.

Aujourd'hui, certains articles reviendront donc petit à petit et je commence avec le fameux Book Haul du mois. Alors certes, nous ne sommes pas à la fin du mois de juillet mais vu les achats et les réceptions, il vaut mieux que je vous montre déjà ce qui a rejoint ma PAL durant la première moitié du mois de juillet.


Les services de presse reçus


 

Mores a été lu ce matin. C'était un petit roman érotique sympa et mon avis par paraître d'ici la fin de la semaine.
Reste plus qu'à... pour les autres qui me tentent tous autant les uns que les autres... avec 2 titres de la rentrée littéraire aux Editions Gallmeister, Le diable en personne et Une histoire des loups qui seront lus en août vu qu'ils paraissent le 17 août prochain.


Les achats non prévus au départ 😜


C'est en faisant un petit tour dans un Dépôt cash que je ne connaissais absolument pas que j'ai trouvé ces 4 titres en excellent état. Je n'ai déboursé que 6€ pour ces livres. Pour 2 achetés, le 3ème était offert. Vous comprendrez que je n'ai pas pu résister surtout que je veux découvrir les romans de Michel Bussi, un auteur que j'aime tout particulièrement.


 Un gain concours


J'ai gagné Les lettres de roses de Clarisse Sabard grâce à Amandine de la chaîne Amandine Lovereading (ICI). Elle avait aimé ce roman et vu que je suis Clarisse Sabard sur Instagram et que ses romans me tentent de plus en plus, j'ai tenté le concours. Bien en a pris puisque je l'ai gagné et je suis ravie. J'ai hâte de voir ce que ça donne, d'autant que je découvre aussi les Editions Charleston depuis peu (mon avis sur Filles du désert de Chris Bohjalian va arriver sous peu).


En bref, la première moitié du mois de juillet a été bien fournie en réception/achats/gain et j'espère que la seconde ne sera pas aussi remplie. Moi qui pensais que juillet serait un peu plus tranquille que les mois précédents (il faudrait que vous alliez voir mes vidéos sur ma chaîne pour vous en rendre compte), je me suis bien plantée. Mais on ne se refait pas et j'aime quand de nouveaux titres s'installent chez moi. Ca me laisse présager d'excellents moments de lecture.

N'hésitez pas à me dire si vous connaissez certains titres et ce que vous en avez pensé surtout.

Rendez-vous dans 15 jours pour voir la fin de mes réceptions. Les achats eux devraient se calmer même si je lorgne dangereusement sur Le gang des rêves de Luca di Fulvio qui est paru aux Editions Pocket qui me tente tellement...

mardi 18 juillet 2017

La femme à l'insigne (T2)

Auteur : Amy Stewart
Editions : 10/18 (2017)
Nbre de pages : 402


Présentation de l'éditeur :
Eté 1915, New Jersey. Constance Kopp est devenue l'une des premières femmes shérif adjoint du pays. La terreur des voyous et des scélérats, avec arme et menottes... mais toujours sans insigne. L'époque, la loi et l'opinion publique résistent encore à sa nomination. Au point que le shérif se voit contraint de la déchoir provisoirement de ses fonctions. La voilà reléguée gardienne de prison, trépignant dans l'ennui routinier de la cage à poules en attendant que les critiques se tassent. Jusqu'à ce qu'un étrange Allemand, confié à sa garde, ne prenne la poudre d'escampette. Et que Constance ne se lance dans une chasse à l'homme, bien décidée à retrouver son prisonnier enfui et son honneur perdu.


Mon avis :

Voila un deuxième tome que j'avais hâte de découvrir parce que j'ai eu un excellent atome crochu avec Constance Kopp. Cette jeune femme dans l'ouvrage précédent m'a fait forte impression quant à sa capacité de gérer les problèmes qu'elle a rencontrés mais surtout sa façon de les régler, faisant d'elle la nouvelle adjointe du shérif Heath.

Ici, Constance va être mise à la mal suite à l'évasion d'un détenu dont elle avait la garde. En l'occurrence, cet homme, le Baron von Matthesius, a plusieurs facettes que l'on découvrira au fur et à mesure que l'on progressera dans le roman.

Shérif Heath
Autant vous dire que Constance va tout mettre en oeuvre pour le retrouver, même si dans cet ouvrage, le shérif Heath commence à avoir des doutes sur sa capacité de pouvoir occuper un poste aussi important que celui d'adjointe, d'autant que la hiérarchie met n'accepte pas une femme comme adjointe et que l'insigne qu'elle attendait tant ne lui sera finalement pas remis comme elle l'espérait.

Il va s'en dire que Constance ne va pas rester les bras croisées, même lorsqu'elle sera mise sur la touche par le shérif parce que son métier, elle l'a dans la peau.

On va la suivre un peu partout non seulement pour retrouver ledit fugitif mais également et surtout pour prouver sa valeur aux côtés du shérif. Ils forment un duo qui fonctionne parfaitement et elle compte bien mise sur sa stature particulière pour que son statut soit validé définitivement.

Il y a beaucoup de choses que j'aime dans la série d'Amy Stewart et le côté historique n'est pas le moindre. L'auteur nous détaille les conditions féminines en 1915 et c'est vraiment très intéressant de voir comment ces femmes (quelque soit leur métier) ont pu se battre pour obtenir ce qu'elles désiraient mais surtout prouver la valeur de leur travail et ce qu'elles pouvaient apporter à leur homologues masculins.

Docteur Révérend Baron von Matthesius
Les enquêtes sont elles aussi intéressantes d'autant qu'elles découlent de véritables faits qui se sont déroulés et quand je vois le personnage de von Matthesisus, je me dis que sa recherche n'a effectivement pas dû être évidente pour Constance...

On s'en rend parfaitement compte tout au long de l'ouvrage puisqu'il se cache comme il le faut et possède pas mal de connaissances pour l'aider à ne pas être retrouvé par la police.

Le plus intéressant et de se rendre compte que Constance a un caractère très bien forgé, voire même un peu trop têtu aux yeux du shérif, pour se laisser abattre même si, soyons honnête, peu de personnes croit en sa capacité de retrouver cet homme.

Heureusement pour elle, Constance est épaulée par sa soeur, Norma, qui est loin d'être aussi idiote que les hommes de l'époque peuvent le laisser penser.

C'est une femme de réflexion que j'apprends de plus en plus à aimer et je m'y attache de plus en plus.

Tout comme d'ailleurs, Fleurette, la dernière "soeur" de la famille que l'on voit évoluer encore ici et j'adore ce personnage que je vous laisse découvrir à votre tour.

Nous sommes en 1915, tout est compliqué pour une femme qui veut mener un métier d'homme et Amy Stewart retrace avec perfection ces problèmes mais dépeint aussi des femmes avec des caractères comme je les aime.

En bref, La femme à l'insigne signe un deuxième tome très bon dans lequel je me suis laissée emporter et que j'ai dégusté du début à la fin. Chaque soeur Kopp me plaît beaucoup et je suis déjà prête à lire le roman suivant, surtout que la fin est très ouverte mais je n'en dirai pas plus...

samedi 15 juillet 2017

Les fleurs du repentir

Auteur : Tamara McKinley
Editions : L'Archipel (2017)
Nbre de pages : 403


Présentation de l'éditeur :
Cela fait longtemps que Claire a quitté les terres hostiles et désolées du domaine où elle a grandi pour poursuivre ses études et sa carrière de vétérinaire à Sydney.
Mais quand elle reçoit l’invitation de sa grand-tante Aurelia à une réunion de famille, Claire est ramenée à son passé. Elle qui était partie après une violente dispute avec les siens…
Bien qu’à contrecœur, Claire rejoint l’arrière-pays australien. Mais comment va réagir sa mère, Ellie, qu’elle n’a pas revue depuis cinq ans ? Et Leanne, sa sœur, lui battra-t-elle toujours froid ?
En renouant avec ce passé, ce sont autant de rancœurs qui remontent à la surface, mais aussi des secrets qui surgissent. Et expliquent beaucoup de choses…


Mon avis :

J'attendais le dernier Tamara McKinley avec impatience parce que j'aime beaucoup ce qu'écrit cette auteure depuis que j'ai lu sa trilogie Oceana il y a maintenant quelque temps.

J'ai eu de belles découvertes avec elle mais aussi des petites déceptions. Du coup, j'attendais que Les fleurs du repentir m'emporte à nouveau en Australie et me fasse battre le coeur comme l'avait fait La terre du bout du monde (mon avis ICI).

Malheureusement, encore une fois, la magie "McKinleysque", si je puis dire, n'a pas fonctionné avec ce nouveau titre.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que si l'histoire et les personnages sont intéressants à découvrir, le secret que dissimule Ellie, la mère de Claire, depuis de nombreuses années est beaucoup trop long à être dévoilé.

Ca tire en longueurs; l'auteur nous met un peu l'eau à la bouche et puis recule.

Rien qu'avec le prologue j'avais deviné d'emblée ce qu'allait être se fameux secret.

Alors forcément lorsque les révélations sont venues, à la toute fin bien sûr, me rendant de plus en plus irritable et souhaitant venir à bout de ce roman, je n'ai pas eu de surprise et j'ai été déçue.

L'écriture n'est pas différente de ces autres écrits et j'ai beaucoup aimé lire ce livre par ce style si personnel de Tamara McKinley qui fait que, même si on n'accroche pas aux longueurs qui font que le lecteur décroche par moment et s'ennuie, on garde quand même ce roman dans les mains.

Alors oui ce titre là n'est pas le meilleur de l'auteur et j'en sors déçue parce que j'avais vu la trame venir depuis le début. Mais il est à noter également que ce roman n'est pas le dernier roman écrit par l'auteur puisque la première publication en VO date de 2002.

Cela fait donc 15 ans qu'il a été écrit. Cela fait donc 15 ans que l'on peut dégoter d'autres ouvrages portant sur le même thème et du coup le lecteur est moins enthousiaste parce que c'est du déjà vu et c'est bien dommage.

Du coup, Les fleurs du repentir ne sera pas pour moi une excellente lecture qui m'aura fait grincer des dents et souffler d'exaspération mais il m'a permis, par contre, de retrouver une plume que j'aime particulièrement et j'ose espérer que le prochain titre sera meilleur pour moi.

Si vous souhaitez découvrir cette auteur, je vous conseille plutôt de démarrer avec sa trilogie du bout du monde dont le première volume est La terre du bout du monde paru chez Archipoche. Pour l'instant, c'est une des meilleures sagas que j'ai pu lire en roman historique (avec bien sûr Sarah Lark que j'aime d'amour également) et vous ne devriez pas être déçu.