mardi 20 février 2018

Le club des pendus

Auteur : Tony Parsons
Editions : La Martinière (septembre 2017)
Nbre de pages : 329


Présentation de l'éditeur :
À Londres, les bourreaux sont de retour.
Ils ont décidé de rétablir la peine capitale.
Ils forment un étrange club avec pour modèle le célèbre bourreau anglais Albert Pierrepoint, responsable de plus de quatre cent cinquante exécutions au siècle dernier. Et c'est par la corde qu'ils ont décidé de punir violeurs d'enfants, chauffards et autres délinquants qui réussissent à échapper au système judiciaire.
La conscience du détective Max Wolfe le tourmente.
La justice est-elle vraiment là où on le croit ? Qui sont ces citoyens-vengeurs ? Pour y répondre, Max devra s'enfoncer dans les entrailles de la ville, là où les vestiges du passé ont encore une emprise sur les vivants.
Dans un Londres caniculaire, plus que jamais le bien et le mal se confondent.


Mon avis :

Après quasiment 15 jours de lectures décevantes, j'en avais un peu marre et je voulais vraiment une valeur sûre. Je me suis donc, tout naturellement, dirigée vers le dernier Tony Parsons que j'avais dans ma bibliothèque et... j'ai cruellement bien fait !

J'ai encore une fois adoré de retrouver Max et sa fille Scout. C'est un duo que j'aime d'amour et que je ne me lasse pas de retrouver. Les conditions dans lesquelles Max s'est retrouvé seul avec sa fille me touchent encore beaucoup et je ne peux que fondre face à ce papa poule. Scout, quant à elle, grandit et a de plus en plus la tête sur les épaules et les réparties qu'il faut et au bon moment.

L'enquête démarre, comme à chaque fois, sur les chapeaux de roue et on aura affaire ici à un groupe d'individus qui va faire sa propre justice puisque le système judiciaire minimise les peines des condamnés.

C'est en tout cas ce que pensent les victimes...

J'ai adoré la façon dont l'auteur va nous pousser à nous interroger nous-même sur ce groupe et leur but avec des condamnés ayant eu des peines variables en fonction de ce qu'ils ont fait.

Je me suis investie dans cette lecture, me demandant comment je réagirais à la place de cette population qui soutient ces bourreaux dont on ne sait pas les noms, bien sûr.

Que feriez-vous si votre enfant était mort parce qu'il avait été fauché par un type saoul et que ce dernier n'écope de quasiment rien ? Que feriez-vous si votre fille avait été violée par un gang, la rendant psychologiquement fragile et agoraphobe, détruisant à jamais sa vie de femme ? ...

Ce ne sont là que deux exemples des histoires qui nous sont racontées ici mais l'une et l'autre ont raisonné en moi parce que j'ai une fille qui va fêter ses 20 ans et un fils de bientôt 12 ans.

Je suis la cible même de ce genre de livre qui va me bouleverser, me faire penser à ce que je ne veux pas mais surtout à ma façon de réagir si jamais un groupe se formait pour rendre la véritable justice.

C'est surtout ce côté là du roman qui m'a beaucoup plu, davantage que de savoir qui était derrière ce groupe. Je n'ai d'ailleurs pas été surprise lorsque j'ai su qui y était dedans.

J'ai été aussi un brin dessus lorsque Max se retrouve en très mauvaise posture et qu'il s'en sort quand même haut la main alors que tant d'autres n'y sont pas parvenus...

Mais cela ne m'a pas gênée outre mesure parce que j'étais toujours dans ma réflexion et que Max a été obligé également de se poser les bonnes questions, celles qui finalement dérangent.

Qu'aurait-il fait si sa fille avait été une victime ? Chercherait-il à retrouver ce groupe de "bienfaiteurs" pour les arrêter ou les soutiendrait-il ?

Le roman ouvre véritablement à discussion et je vous le conseille rien que pour ça. L'écriture est encore une fois terriblement addictive et ça se lit tellement vite que l'on ne voit pas les pages passer. Ce n'est peut-être pas le meilleur de Tony Parsons dans l'intrigue elle-même, mais c'est celui qui m'a le plus fait cogiter.

lundi 19 février 2018

L'année de la pluie

Auteur : Gilbert Bordes
Editions : Belfond (octobre 2017)
Nbre de pages : 347


Présentation de l'éditeur :
Au début du XIVe siècle, le climat change. En 1316, la pluie détruit les récoltes et provoque l'une des plus grandes famines du Moyen Âge. À l'aube de la guerre de Cent Ans, le royaume de France est plus que jamais divisé. 
Louis X, fils de Philippe le Bel, est un roi faible. Son oncle, Charles de Valois, gouverne le pays à sa place dans le dessein de monter sur le trône. Il se met en quête du trésor des Templiers, que l'on dit caché au château de Conflans. Seuls Isabeau et Louis, les petits-neveux du grand maître Jacques de Molay, mort sur le bûcher, ont échappé au massacre de leur famille et sont secrètement placés sous la protection d'Eude de Breiville. 
Cet humble seigneur à la carrure de géant voit sa tâche se compliquer avec les premiers émois d'Isabeau, qui se portent sur son fils Geoffroy, et ne tarde pas à se retrouver au cœur d'un redoutable jeu de pouvoir et de manipulations... Avec lui, on vit à la cour de France où le poison est le meilleur argument pour asseoir l'autorité d'une multitude d'intrigants.


Mon avis :

J'avais très envie de lire un roman historique qui se passerait au Moyen-Age et ce roman était le choix parfait... sauf que...

Si j'ai aimé me plonger dans cette histoire avec quelques rebondissements et des personnages très sympathiques ainsi qu'une écriture qui vous plonge littéralement dans la période souhaitée avec les termes de l'époque, j'ai trouvé aussi que l'ensemble était long.

Là où je m'attendais à trouver une histoire me racontant les aventures d'Isabeau et Louis, les petits-neveux du fameux Jacques de Molay, avec une amourette entre Isabeau et le fils d'Eude de Breiville me doutant bien qu'il y aurait des difficultés, je me suis retrouvée finalement avec un roman dans lequel on suit davantage les affres historiques et politiques de l'époque.

La France est soumise à une famine qui dure depuis de nombreux mois à cause, notamment, d'une pluie incessante qui dure depuis plus de six mois. Le monarque en place, Louis X, tente de ramener l'apaisement après que la malédiction lancée par Jacques de Molay sur son bûcher, n'apporte le chaos dans notre cher pays.

Alors oui c'est intéressant à suivre et historiquement parlant je ne devrais pas me plaindre mais c'est quand même lent au point que j'avais du mal à me motiver pour le reprendre dès que je le posais.

En fait, je me rends compte que si l'ensemble n'est pas inintéressant, cela ne m'a pas accrochée du tout et je le regrette.

Je ne peux pas dire que cela vienne de l'écriture parce que j'ai déjà lu des roman dans ce genre de style qui permet vraiment au lecteur de s'imprégner de l'époque.

J'ai peiné à le lire et le terminer et depuis que je suis passée à autre chose, j'ai du mal à le chroniquer.

Mon avis sera donc court parce que, honnêtement, je ne sais pas quoi vous en dire mais à part que cette lecture est une déception à laquelle je ne m'attendais vraiment pas.

mercredi 14 février 2018

Les cinq éléments : La ville de l'ombre (T2)

Auteur : Dan Jolley
Editions : Slalom (octobre 2017)
Nbre de pages : 349


Présentation de l'éditeur :
Ayant survécu à l'attaque sur l'île d'Alcatraz, Gabe, Lily, Brett et Kaz ont réussi à rester cachés et à empêcher la secte de l'Aurore éternelle de s'emparer de la Tablette d'Emeraude, le Livre du Pouvoir dont dépend le sort de l'humanité. Ils sont désormais accompagnés de Jackson, le Garçon Fantôme rescapé d'Arcadia, version maléfique de San Francisco que le diabolique Jonathan Thorne veut faire fusionner avec notre monde. Pour empêcher Thorne et ses disciples de répandre la mort et le chaos sur terre, les cinq adolescents doivent anéantir Arcadia – après avoir sauvé l'oncle et la mère de Gabe, prisonniers de la Ville de l'ombre. 
Mais tout bascule lorsqu'ils comprennent que les créatures infernales d'Arcadia ne sont pas leurs seuls ennemis : un traître est parmi eux, et il leur faudra rivaliser d'adresse et de courage pour faire face à l'issue effrayante qui les attend.


Mon avis :

Après avoir adoré et dévoré le premier tome, il me tardait vraiment de retrouver Gabe, Lily, Brett, Kaz et Jackson dans la suite de leurs aventures.

Le second tome démarre direct dans l'action et c'est très plaisant surtout lorsque l'on enchaîne les tomes. Il n'y a pas de temps mort et c'est parfait.

Je me suis donc très rapidement émergée dans cette suite avec des ados auxquels je m'étais très vite attachés dans le tome 1.

Mais j'ai trouvé ce tome là un peu trop rocambolesque avec les créatures fantastiques qui se multiplient et à un moment donné je trouvais même que cela faisait un peu trop.

J'ai donc tiqué jusqu'à la moitié du roman mais cela ne m'a pas empêchée non plus d'apprécier ce que je vivais aux côtés de ces 5 adolescents qui maîtrisent de plus en plus leur pouvoir élémental.

On découvre davantage la part d'ombre de ce pouvoir et je dois bien dire que Dan Jolley a fait une intrigue très complète qui emporte le lecteur qu'il soit jeune ou adulte.

La seconde moitié est encore plus prenante parce qu'elle met une pression énorme tant sur les personnages que le lecteur qui va se demander bien souvent comment cela va se terminer, espérant que ce soit en bien.

Le retournement de situation en fin d'ouvrage m'a fait hurler de rage parce que je n'ai pas la suite dans ma PAL et le tome 3 en VO ne sortira qu'en avril prochain. J'espère et je croise les doigts pour que la VF arrive assez vite parce que j'ai très envie de savoir comment tout cela va se terminer.

Surtout que personne n'est épargné qu'il s'agisse des enfants ou des adultes...

Kaz est toujours le personnage qui met l'ambiance au beau fixe avec son humour que j'adore et Brett m'a encore pas mal énervée par ses erreurs. Ca me saoule tellement que je lui crie dessus par moment !!! Si si... Je vis vraiment ma lecture à fond.  Bon mais en même temps s'il n'y avait pas ces erreurs, il n'y aurait pas de roman hein !

L'écriture est toujours aussi accrocheuse et fluide. Je ne me suis pas du tout ennuyée tout au long de ma lecture.

Les cinq éléments est une très bonne série jeunesse même si ici j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop d'exagération par rapport aux créatures fantastique que l'auteur met en avant.

Mis à part cela, c'est juste un régal et ce tome confirme que Dan Jolley maîtrise parfaitement son intrigue mais également ses personnages qu'il fait évoluer au fur et à mesure que l'on avance dans la saga.

Du coup, n'hésitez pas à vous y pencher dessus voire même à proposer cette série à votre adolescent s'il est féru de créatures fantastiques, de magie et de mythologie. C'est le combo parfait pour passer un excellent moment !

lundi 12 février 2018

L'enfant de mon mari

Auteur : Deborah O'Connor
Editions : Presses de la Cité (janvier 2018)
Nbre de pages : 350


Présentation de l'éditeur :
Heidi et Jason ne forment pas un couple ordinaire : elle a perdu sa petite fille, il cherche désespérément son fils, Barney, enlevé cinq ans plus tôt. Ces drames les ont rapprochés. Un jour, en déplacement pour son travail, Heidi aperçoit dans une arrière-boutique un garçon qui pourrait bien être Barney. Emmené sur place, Jason refuse d'y croire. Mais Heidi n'en démord pas. L'intuition vire à l'obsession, et la jeune femme se plonge dans une enquête qui fragilise son couple. Jason lui cache-t-il quelque chose ? L'impossible deuil de sa fille a-t-il rendu Heidi paranoïaque ? À qui peut-elle se fier ? Mais surtout, qui est cet homme trouble qui accompagne le petit garçon partout ? Une adrénaline de chaque instant, jusqu'au dénouement, dérangeant et moite.


Mon avis :

Après mes lectures de ces derniers jours, j'avais très envie d'un roman à fort suspense qui m'aurait fait vraiment cogiter sur l'intrigue mais également les personnages et je pensais que "L'enfant de mon mari" était le roman approprié.

En effet, un couple formé après la disparition de leurs enfants respectifs ce n'est pas franchement commun dans les romans de ce genre. Mais quand en plus, la femme pense avoir vu le fils de son mari disparu quatre ans auparavant, on a de quoi se poser tout un tas de questions et l'intérêt est forcément éveillé.

Malgré ce résumé tentateur, un prologue qui rend curieux et un début plutôt prometteur, même si je le trouvais un peu long, je n'ai pas du tout adhéré à cette lecture et encore moins à cette fin que j'ai trouvé bizarre, hors de toute logique !

Les personnages sont assez curieux. L'auteur a voulu certainement nous rendre Heidi, tout comme Jason, suffisamment énigmatiques dans leur comportement pour que le lecteur ressente automatiquement de la suspicion pour l'un et l'autre.

Avec moi, cela n'a pas vraiment fonctionné. Je trouvais bien sûr que cet homme et cette femme cachaient des choses, peut-être peu convenables, mais à aucun moment je ne les ai trouvés coupable de quoi de ce soit.

J'ai trouvé aussi que c'était assez redondant avec une femme qui fait une réelle fixation sur ce gamin qu'elle croise une seule fois dans un magasin et qui pense de suite au fils de son mari; qui va tout mettre en oeuvre pour trouver des preuves que c'est bien lui, quitte à mettre son couple en péril...

J'ai cru à un moment donné que j'étais dans un roman contemporain où la nana était tellement godiche que j'en ai rigolé; qu'il y avait tellement de clichés que cela me faisait hausser les sourcils et soupirer.

Quelle nana menant une enquête part en jupe et talons aiguilles pour se percher ensuite sur une poubelle afin de regarder ce qu'il se passe par la fenêtre ? Forcément, elle se casse la figure... Mouahahahahah !!!!!

Vient le moment où elle doit s'échapper d'un poursuivant (toujours en talons aiguilles sinon ce n'est pas marrant), qu'elle se tord la cheville mais parvient in extremis à sa voiture dans laquelle elle se barricade. Oui mais voilà dans son stress... Oh my God... elle fait tomber ses clés sous son fauteuil ?!!

Non mais je rêve là ?! Les grosses failles d'un soit-disant roman thriller à vous faire cogiter et stresser ?! On est sérieux là ?!!!!

A partir de ces passages là, je savais déjà que je n'allais pas accrocher au reste que j'hésitais vraiment à l'abandonner mais je suis d'une nature positive et je me disais qu'il allait y avoir un truc qui allait se décanter ou que la fin allait me mettre sur les genoux. Donc, j'ai poursuivi...

Et je n'aurais pas dû parce que la fin m'a mise sur les genoux mais pas de la façon dont je l'imaginais.

C'est une fin à la "What the fuck ?!" Comment est-ce qu'on peut faire une fin pareille ? Sérieux ?

J'ai tellement envie de spolier le roman pour dire exactement ce qu'il en est parce que ça m'a mise sur les nerfs et que je me suis dit que jamais je n'aurais pu prendre la décision finale de Heidi et Jason.

Je me suis demandée si on ne se foutait pas un peu de moi sur ce coup là.

Alors je dis non non non et re-non !!!!!!

Pour moi "L'enfant de mon mari" est une immense déception que je regrette sincèrement d'avoir pris le temps de lire. Pour arriver à un tel final, j'aurais largement dû m'arrêter avant quand encore il me faisait rire.

Pour le reste, si vous voulez le découvrir, libre à vous. Le mieux est toujours de se faire son propre avis mais en ce qui me concerne c'est un très gros flop !

dimanche 11 février 2018

La belle étoile

Auteur : Cathy Cassidy
Editions : Nathan (janvier 2018)
Nbre de pages : 241


Présentation de l'éditeur :

Dizzy avait 4 ans lorsque sa mère est partie vivre à Katmandou, la laissant seule avec son père. Elle ne l'a pas revue depuis, mais chaque année sa mère lui envoie une lettre ou un cadeau pour son anniversaire. Le jour de ses 12 ans, Dizzy attend donc le courrier avec impatience et reçoit... la visite d'une drôle de femme hippie : sa mère. La jeune fille est bouleversée, d'autant que sa mère lui propose de partir avec elle, faire la tournée des petits festivals de musique. Son père s'y oppose. Mais Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires dans le camion bariolé de sa mère, direction l'aventure au grand air...


Mon avis :

Un nouveau Cathy Cassidy ça ne se refuse pas. Et j'ai été encore ravie de découvrir ce nouvel opus d'une auteure phare en roman jeunesse.

Même si j'ai passé un bon moment aux côtés de Dizzy, ce roman là ne sera pas celui que j'aurai le plus apprécié et cela pour deux bonnes raisons.

D'abord, le personnage de la mère de Dizzy que je n'ai pas du tout aimé depuis le début. Je la trouvais fausse et très à côté de la plaque avec sa fille qu'elle avait abandonnée à l'âge de 4 ans, pensant qu'une seule carte pour son anniversaire suffirait à garder un lien avec elle.

Ensuite, le monde dans lequel on va évoluer : les hippies.

Je n'ai rien contre eux mais leur mode de vie ne me plait pas du tout surtout qu'ici il sera quand même question d'arnaque et de drogue/alcool.

Alors quand une mère enlève sa fille contre l'avis du père qui l'a élevée seul pendant 8 ans (et là je ne suis pas d'accord avec le résumé qui met "Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires..." parce qu'il y a la façon dont cela se produit... et la mère n'y est pas pour rien), pour lui faire faire le tour des festivals mais que l'on voit dans quoi elle va être entraîner... bah je n'accroche absolument pas.

Heureusement pour moi que Dizzy est une jeune fille attachante qui va se faire des amis avec Finn et le petit Mouse parce que je crois bien que j'aurai abandonné cette lecture.

D'ailleurs, j'ai été davantage prise par l'histoire du petit Mouse que par celle de Dizzy que j'ai trouvé quand même très naïve vis-à-vis de cette mère qui la laisse un peu trop "vivre sa vie" sans surveillance. Cela aurait pu mal tourner mais Dizzy a la tête sur les épaules et puis Finn est là pour la guider.

Mais Mouse est un enfant de 6 ans complètement perturbé et sa vie est très loin d'être idéale...

Je n'en dirai pas plus pour que vous puissiez le découvrir par vous-même surtout que le prochain roman à paraître de Cathy Cassidy, en juin prochain, L'étoile rebelle, sera consacré à cet enfant qui aura pris quelques années (oui oui j'ai lu les premières pages de ce prochain roman et il me tarde déjà de l'avoir entre les mains pour le retrouver lui mais également Dizzy, apparemment).

Mais même si je n'ai pas accroché, cette fois-ci, à ce roman et son personnage principal, la plume est toujours aussi accrocheuse et agréable. Et puis, allez savoir comment elle fait, mais Cathy Cassidy arrive toujours à faire en sorte que son lectorat lise de bout en bout ses romans même si ce n'est pas l'histoire à laquelle on s'attendait au départ.

On finit, d'une manière ou d'une autre, à s'attacher à l'un ou l'autre des personnages et à vouloir les retrouver pour les voir évoluer et se rendre compte si leur vie finit par basculer dans le bon ou le mauvais.

En bref, La belle étoile a été une lecture agréable et sympathique mais elle n'a pas été celle escomptée au départ. Dizzy est un brin trop naïve avec cette mère qui l'a laissée pendant 8 ans et même si j'ai pu comprendre qu'elle voulait lui donner une seconde chance, à un moment donné il fallait aussi qu'elle fasse la part des choses. Pour moi, ce n'est pas le meilleur de l'auteur mais j'ai hâte de lire la suite à paraître pour retrouver un personnage qui vaut le détour : Mouse.

vendredi 9 février 2018

L'appel du coucou

Auteur : Robert Galbraith
Editions : Grasset (2013)
Nbre de pages : 571


Présentation de l'éditeur :
Lorsque le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée, dans un quartier chic londonien, l’affaire est vite classée. Suicide. Jusqu’au jour où John Bristow, le frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike. Cet ex-lieutenant de l’armée, revenu d’Afghanistan amputé d’une jambe, est au bout du rouleau : sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée, un naufrage. Aidé par une jeune intérimaire finaude, virtuose de l’Internet, il reprend l’enquête. De boîtes de nuit branchées en palaces pour rock stars, Strike va passer de l’autre côté du miroir glamour de la mode et du people pour plonger dans un gouffre de secrets, de trahisons, et de vengeances.


Mon avis :

Mon mari m'avait offert en grand format ce premier roman de Robert Galbraith qui n'est autre que la fameuse J.K. Rowling. J'avais adoré la série Harry Potter mais également Une place à prendre qui m'avait d'ailleurs fort surprise.

Du coup, pour moi, il ne faisait aucun doute que j'allais accrocher à ce roman policier qui me faisait très envie...

Bon d'accord, j'ai laissé passer 5 ans avant de me décider à le lire et encore c'est avec Gwen de la chaîne Le notebook de Gwen que je l'ai lu. Mais le principal était que je le sorte de ma PAL qui gonfle de plus en plus. Un petit régime ne lui fera donc pas de mal.

Sauf que... et malheureusement pour moi... je n'ai pas du tout accroché à ce premier tome d'une série qui en comporte pour l'instant trois ! Et le pire c'est que j'ai les deux autres tomes dans ma PAL...

Je ne saurais pas vous dire ce qui ne m'a pas convaincue dans cet opus parce que, franchement, le résumé est tentateur et j'avais très envie de savoir ce qu'il en était de ce "suicide".

Mais :

  • je n'ai pas accroché aux personnages qu'il s'agisse de la famille de la défunte ou même (et c'est là le pire) au détective Strike
  • j'ai trouvé l'ensemble long et très lent
  • j'ai sauté quelques passages pour aller plus vite parce que je trouvais que cela n'apportait rien à l'enquête, même si cela permet de mieux comprendre (mais c'est vite dit) la vie de Strike...

En fait, je ne m'attendais pas à faire la connaissance d'un détective privé totalement fauché, qui a une vie amoureuse exécrable et qui passe pas mal de temps à boire.

Je sais que l'alcool est très présent dans les romans policiers/thrillers et cela me gave quand même mais ici cela m'a encore plus gênée que d'habitude. Bon, ok ils boivent aussi du thé et on ressent là le côté so british, n'est-ce pas !

Mais quand je veux lire un policier, je ne veux pas lire un roman sur un type qui ne sait pas trop comment réagir avec son ex, qui se sent attirer par sa secrétaire intérimaire et j'en passe.

D'ailleurs, c'est surtout Robin, la fameuse secrétaire, qui m'a plu et je sais que je lirai la suite parce que, soit dit en passant, je reste persuadée qu'entre Strike (dont le prénom est Cormoran) et Robin, il va y avoir un truc.

Pour savoir si j'ai raison, il va bien falloir que je me fasse les autres tomes que mon mari m'a quand même offerts, n'est-ce pas ?! Mais cela ne sera pas pour tout de suite parce qu'il va me falloir digérer cette lecture avec un style qui est très proche de celui que j'avais eu avec Une place à prendre et qui m'avait bien plu mais dont la fin est finalement prévisible.

Dooooonc, je ne vais pas vous dire de ne pas lire ce roman parce qu'au moment où moi je n'accrochais pas, une instagrameuse avait un coup de coeur dessus. Le mieux est donc de vous faire votre propre avis mais sachez que Cormoran Strike est un privé particulier et maintenant que je suis prévenue, je lirai le tome 2 de façon différente.

jeudi 8 février 2018

Le gang des prodiges (T1)

Auteur : Marissa Meyer
Editions : PKJ (février 2018)
Nbre de pages : 598



Présentation de l'éditeur :
Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d'hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Mais les super-vilains n'ont pas disparu... Parmi eux, Nova, qui a dédié sa vie à la lutte contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille. 
Prête à tout, elle se fait passer pour l'un d'entre eux et infiltre leur repaire afin de les espionner. Mais lorsqu'elle se lie d'amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent...


Mon avis :

Après avoir découvert les Chroniques Lunaires de cette auteure que j'ai beaucoup appréciées dans l'ensemble, j'étais curieuse de voir ce qu'allait donner sa nouvelle série avec ce premier opus.

Et bien je peux vous dire d'ores et déjà que Marissa Meyer a su habilement mettre en avant les super-vilains et les super-héros dans cet ouvrage qui m'a bien plu.

Encore une fois ce n'est pas un coup de coeur mais une excellente découverte qui me donne terriblement envie de lire la suite...

Avant même de démarrer l'ouvrage, vous avez la distribution des personnages auxquels nous aurons affaire ici. Vous y trouverez le groupe auquel ils appartiennent (Renégats ou Anarchistes), leurs noms de baptême ainsi que leurs surnoms.

Cela peut paraître compliqué et un peu lourd pour tout digérer mais ne vous inquiétez pas, on se fait à ces noms et surnoms très rapidement.

Vient ensuite un prologue dans lequel on va vivre un évènement terrible aux côtés de Nova, une petite fille de 6 ans. De ce moment là, Nova va avoir une vie totalement changée et une haine envers les Renégats qu'elle compte bien mettre à profit pour les détruire du mal qu'elle a dû endurer.

Et puis nous arrivons au livre lui-même qui se déroule dix ans après le prologue. Nova a donc 16 ans et elle va, contre toute attente, devoir se lier à une équipe Renégate.

J'ai beaucoup aimé la façon dont Marissa Meyer met progressivement Nova dans le camp des Renégats, même si l'on sait que son coeur est Anarchiste, étant donné que son oncle Ace était le chef de ce groupe avant de mourir lors de la guerre des deux clans, quelques années auparavant.

Mais on se rend compte aussi que tout n'est pas si facile et que Nova, aux côtés d'Adrian, qui la recrute dans son groupe de renégats, va peut-être commencer à voir les choses différemment.

Je dis bien "peut-être" parce que son passé est toujours présent dans sa tête et que ses objectifs ont quand même du mal à la lâcher.

Alors voilà, on va osciller entre le Bien et le Mal; entre les Anarchistes et les Renégats. Chaque groupe a ses raisons pour vouloir combattre l'autre et j'avoue qu'entre les deux mon coeur a balancé pas mal de fois.

J'étais d'accord avec certaines pensées que Ace Anarchy avait lancé au début de son combat mais ce que les Renégats font pour le peuple n'est pas prendre à la légère non plus.

Bien sûr, nous allons découvrir un certain nombre de personnages qui vont graviter autour de Nova et Adrian et c'est surtout le jeune Max qui m'a vraiment accrochée et qui aura un rôle majeur dans la suite de la saga. J'ai vraiment très envie de le retrouver tant il m'a touchée par tout ce qu'il cache.

L'écriture est, quant à elle, toujours aussi addictive. On ne s'ennuie pas une seconde tant parce que Marissa Meyer sait parfaitement mettre du suspense et de l'action là où il faut mais aussi parce qu'elle crée des personnages auxquels on finit par s'attacher à un moment ou un autre.

Même si le Young Adult n'est pas mon genre de prédilection, je dois reconnaître que Marissa Meyer est un auteur phare dans la littérature jeunesse avec ses romans qui sortent du lot et qui nous font vivre des aventures auxquelles on ne s'attend pas et c'est vraiment excellent.

J'ai beau être une adulte de plus de 40 ans, j'ai passé un très bon moment avec ce premier tome et je réclame la suite, même si je me suis doutée un peu de la fin.

En bref, si vous avez aimé la première saga de cette auteure, vous ne devriez pas être déçu par celle-ci et pour ceux/celles qui ne se sont pas laissés tenter précédemment, je ne peux que vous conseiller Le gang des prodiges qui vous fait entrer dans le monde des super-héros/super-vilains d'une façon étonnante.